C’est la tête remplie de souvenirs qu’Antoine, 23 ans nous raconte son excursion d’un mois, plongé dans la culture balinaise et ses secrets.

« Après 20 heures de vol (dont un arrêt à Taïwan), je suis arrivé à l’aéroport de Denpassar, à Bali, en Indonésie. Et là, ce fut le choc des cultures : la langue, l’architecture, les repères, les lois : rien ne ressemblait à ce que je connaissais en Europe. »

Après avoir visité l’Angleterre, les Pays-Bas, l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne, Antoine s’est lancé pour son plus long voyage, seul pour la première fois.

« Le but de ce voyage était pour moi l’occasion de me découvrir, mais également de m’obliger à aller à la rencontre des habitants de l’île, et de me fondre à la culture. Je suis arrivée le premier octobre 2016 (hors saison afin d’éviter le tourisme de masse). Malgré tout, il environnait les 30/35 degrés par jour, juste avant la mousson, même si j’ai eu malgré tout quelques heures de pluie (environ deux heures par jour). Cependant la chaleur séchait nos vêtements. Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est qu’à partir de 18h, il fait nuit noire, et il n’y a aucun lampadaire dans les rues. Bien sur, si l’on reste dans les grandes villes (Kuta ou Seminyak), les villes sont occidentalisées et le dépaysement est minime. Cependant, dès que l’on remonte vers le Nord de l’île, on retrouve la culture balinaise traditionnelle. Les singes sont là bas des animaux sacrés. Ils se baladent dans la ville et recherchent sans cesse la nourriture. Je me rappelle d’un jour d’un garçon qui visitait un monument avec moi, le singe cherchait de la nourriture, il a ouvert le sac de cet homme et a jeté ses vêtements un par un. Ils sont très malins, à présent ils ont même des ruses : un groupe divertit les commerçants en mimant un vol, pendant ce temps la, deux ou trois autres entrent dans la boutique et dérobent réellement des aliments (des canettes par exemple ; oui ils boivent à la canette)

Je suis parti avec un budget de 1500€ (750€ pour l’aller retour en avion, 750€ pour vivre là-bas un mois, logement et nourriture inclus). Je mangeais dans les restaurants pour 2€, 5€ si je voulais entrée-plat-dessert et boisson. J’ai passé deux nuits à l’hôtel, la plupart de mes nuits étaient en Airbnb, et j’ai également dormi chez les locaux (ma pire nuit chez un local était dans une grange, il y avait des fourmis qui sortaient de la douche, des lézards sur le lit, des araignées et une chaleur étouffante). Les personnes sont très gentilles, cependant l’Occidental représente pour eux la richesse, on ne sait alors pas si cette gentillesse est sincère ou intéressée. Je me rappelle même d’un jour où un vieillard a décidé de me marier à l’une de ses filles, celle que je désirais, à la condition bien sur qu’elle revienne vivre avec moi en France. Cependant, certaines personnes étaient merveilleuses : voyant mon intérêt pour leurs coutumes, elles m’invitaient à me joindre à leur repas, me partageaient les incontournables de la ville, et m’orientaient pour que mon voyage se passe bien au maximum (en anglais). A savoir : négocier les prix est une habitude dans le pays. Il y a évidemment un prix touriste et un prix local.

J’ai beaucoup aimé la nourriture du pays. Il faut savoir qu’elle est très épicée. Le plat national est le Nasi Goreng, riz poêlé avec des légumes croquants (carottes, choux, etc), blanc de poulet, et un œuf au plat sur le dessus. Il mange du riz à tout les repas (petit déjeuner, déjeuner et dîner) ; et même dans les desserts, on retrouve du riz. Les fruits sont excellents, j’y suis allé en pleine saison des mangues et je suis régalée. J’ai également bu de l’eau de coco : ils coupent la coco sous tes yeux, ils mettent une paille et tu es invité à boire.

J’ai vécu une expérience incroyable : dans les rues, il y a de l’encens partout ; et devant chaque boutique, il y a des offrandes pour leurs divinités. C’est sacré la bas puisque les bâtiments ne dépassent pas un étage afin de ne pas essayer d’égaler les dieux (et attirer le mauvais œil). J’ai visité des temples (ce ne sont pas des monuments mais des bâtiments de culte, comme le sont les églises chez nous), je me suis baigné dans l’océan bleu turquoise (paysage digne de carte postale), j’ai été dans la jungle, j’ai fais du snorking (plongée avec masque palme tuba) où j’ai eu le privilège de nager avec les raies Manta. J’ai assisté à des danses balinaises face au palais royal, je me suis fais masser sur la plage avec de l’huile de coco face au coucher de soleil, j’ai visité des rizières, la fabrique de café Luwak mais mon plus beau souvenir reste ce réveil à 3h, afin de gravir le Mont Batur (sommet d’un volcan), et d’assister au lever de soleil, qui illumine progressivement l’île. »