Paul Verlaine

Il est né le 30 mars 1844. Il est issu de la petite bourgeoisie c’est ainsi qu’il fait des études à Paris. A l’âge de 20 ans  il collabore au premier Parnasse contemporain et il publie les célèbres « poèmes Saturniens ». En 1869 il compose « les Fêtes galantes » où il évoque le siècle de Watteau. Après son mariage avec Mathilde Mauté il publie « La Bonne Chanson ».

L’année qui suit son mariage Verlaine rencontre  Arthur Rimbaud. Verlaine quitte alors son épouse et suit Rimbaud en Angleterre, puis en Belgique. De cette escapades il écrit « Romances sans paroles ». Quelques années plus tard il tire sur son amant et il est condamné à deux ans de prison. Après sa peine il se converti au catholicisme et il publie « le livre de Sagesse » en 1884. Avant de sombré dans la misère la plus total il publie son dernier ouvrage celui sur les trois « poètes maudits ». Il décède le 8 janvier 1896.

 

Arthur Rimbaud

Il est né à Charleville-Mézières le 20 octobre 1854. Il commence à écrire en 1865 est ce lie d’amitié avec son professeur de rhétorique.

Après plusieurs fugue et un séjour bref en prison pour s’être rendu à Paris sans autorisé en tant de guerre il rentre chez lui. cette année là il rencontre Verlaine et il participe aux réunions parisiennes du « Cercle Zutique ». Verlaine est Rimbaud vivent tout deux des moment forts, leur amours grandissants il décide de partir ensemble en Belgique, en Angleterre.

En 1872 Rimbaud décide de retourner dans les Ardennes et c’est en 1873 qu’il commence à rédiger « Une Saison en enfer ». Quelque temps après Verlaine lui tire dessus est sépara les deux amoureux.

Il voyagea dans le monde entier, est sera trafiquant d’armes de 1885 à 1888. Il est rapatrié en France à cause d’une tumeur au genou en 1891 ou il décède.

Leurs rencontre et leurs histoire

C’est en 1871 qu’Arthur Rimbaud et Paul Verlaine se rencontrent à Paris. A cette date commence entre ces deux hommes une belles histoires d’amour mais également une histoire tragique qui les lie à tout jamais.

Deux poètes, deux génies en quêtes d’amour et d’inspiration. Pendant deux ans ils composeront des vers magnifiques, des poèmes connues et reconnu jusqu’à nos jours.

De leur intimité naît un amour interdit. Verlaine est tirailler entre sa femme Mathilde est son amant Rimbaud. Mais cette expérience va se terminer un jour de juillet 1873 à Bruxelles. Paul Verlaine est en proie à l’alcool est tiraillé par ses sentiments en vers Rimbaud, Verlaine tire une balle sur Arthur Rimbaud. Ce dernier est simplement blessé il part est quitte Verlaine.

 

Extrait de l’Oeuvre de Rimbaud

L’Orgie Parisienne ou Paris se repeuple
ou Paris se repeuple

Arthur Rimbaud

O lâches, la voilà ! Dégorgez dans les gares !
Le soleil expia de ses poumons ardents
Les boulevards qu’un soir comblèrent les Barbares.
Voilà la Cité belle, assise à l’occident !

Allez ! on préviendra les reflux d’incendie,
Voilà les quais, voilà les boulevards, voilà
Les maisons sur l’azur léger qui s’irradie
Et qu’un soir la rougeur des bombes étoila !

Cachez les palais morts dans des niches de planches !
L’ancien jour effaré rafraîchit vos regards.
Voici le troupeau roux des tordeuses de hanches :
Soyez fous, vous serez drôles, étant hagards !

Tas de chiennes en rut mangeant des cataplasmes,
Le cri des maisons d’or vous réclame. Volez !
Mangez ! Voici la nuit de joie aux profonds spasmes
Qui descend dans la rue. O buveurs désolés,

Buvez ! Quand la lumière arrive intense et folle,
Fouillant à vos côtés les luxes ruisselants,
Vous n’allez pas baver, sans geste, sans parole,
Dans vos verres, les yeux perdus aux lointains blancs,

Avalez, pour la Reine aux fesses cascadantes !
Ecoutez l’action des stupides hoquets
Déchirants ! Ecoutez sauter aux nuits ardentes
Les idiots râleux, vieillards, pantins, laquais !

O coeurs de saleté, bouches épouvantables,
Fonctionnez plus fort, bouches de puanteurs !
Un vin pour ces torpeurs ignobles, sur ces tables…
Vos ventres sont fondus de hontes, ô Vainqueurs !

Ouvrez votre narine aux superbes nausées !
Trempez de poisons forts les cordes de vos cous !
Sur vos nuques d’enfants baissant ses mains croisées
Le Poète vous dit :  » O lâches, soyez fous !

Parce que vous fouillez le ventre de la Femme,
Vous craignez d’elle encore une convulsion
Qui crie, asphyxiant votre nichée infâme
Sur sa poitrine, en une horrible pression.

Syphilitiques, fous, rois, pantins, ventriloques,
Qu’est-ce que ça peut faire à la putain Paris,
Vos âmes et vos corps, vos poisons et vos loques ?
Elle se secouera de vous, hargneux pourris !

Et quand vous serez bas, geignant sur vos entrailles,
Les flancs morts, réclamant votre argent, éperdus,
La rouge courtisane aux seins gros de batailles
Loin de votre stupeur tordra ses poings ardus !

Quand tes pieds ont dansé si fort dans les colères,
Paris ! quand tu reçus tant de coups de couteau,
Quand tu gis, retenant dans tes prunelles claires
Un peu de la bonté du fauve renouveau,

O cité douloureuse, ô cité quasi morte,
La tête et les deux seins jetés vers l’Avenir
Ouvrant sur ta pâleur ses milliards de portes,
Cité que le Passé sombre pourrait bénir :

Corps remagnétisé pour les énormes peines,
Tu rebois donc la vie effroyable ! tu sens
Sourdre le flux des vers livides en tes veines,
Et sur ton clair amour rôder les doigts glaçants !

Et ce n’est pas mauvais. Tes vers, tes vers livides
Ne gêneront pas plus ton souffle de Progrès
Que les Stryx n’éteignaient l’oeil des Cariatides
Où des pleurs d’or astral tombaient des bleus degrés. »

Quoique ce soit affreux de te revoir couverte
Ainsi ; quoiqu’on n’ait fait jamais d’une cité
Ulcère plus puant à la Nature verte,
Le Poète te dit :  » Splendide est ta Beauté ! « 

L’orage t’a sacrée suprême poésie;
L’immense remuement des forces te secourt ;
Ton oeuvre bout, la mort gronde, Cité choisie !
Amasse les strideurs au coeur du clairon sourd.

Le Poète prendra le sanglot des Infâmes,
La haine des Forçats, la clameur des Maudits ;
Et ses rayons d’amour flagelleront les Femmes.
Ses strophes bondiront : Voilà ! voilà ! bandits !

– Société, tout est rétabli : – les orgies
Pleurent leur ancien râle aux anciens lupanars :
Et les gaz en délire, aux murailles rougies,
Flambent sinistrement vers les azurs blafard

Extrait de l’Oeuvre de Verlaine

Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s’ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui s’écœure.
Quoi ! nulle trahison ?…
Ce deuil est sans raison.

C’est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant de peine !