Je brocante, tu vide-grenier,… nous recyclons.

Aujourd’hui, avait lieu la brocante des Écondeaux. Une réussite avec un nombre conséquent de stands malgré la crise sanitaire qui continue, le port du masque, la peur diffuse des regroupements… et une météo aléatoire.

C’était bien agréable de retrouver ces espaces de réemploi et de recyclage. Car, parfois sans en avoir conscience, ces lieux sont des vrais endroits de transition écologique. Il y a quelques années, beaucoup de vêtements, de mobiliers, de vaisselle, de livres, d’objets de décoration ou de matériel de bricolage était tout simplement jeté dès qu’il avait été porté ou avait servi.

Puis on est peu à peu revenu aux pratiques plus anciennes. Soit en donnant ; les sites Internet de dons sont très nombreux. Soit en troquant. Soit en vendant à prix modiques. Ces espaces ont pris une grande ampleur ; avant la crise sanitaire, on dénombrait plus de 70 vide-greniers ou brocantes sur tout Plaine commune dont une petite dizaine sur Épinay-sur-Seine.

Ce sont des espaces où les gens se parlent, échangent, mettent en pratique leur sens commercial,… Le tout pour ne plus jeter. Il faut voir certaines personnes repartir avec des sacs ou valises pleines. Beaucoup trop de vêtements dans le monde sont conçus puis fabriqués… et jetés avant d’être portés ; cela représente encore 60 % sur la planète.

Avec les textes qui entrent peu à peu en vigueur contre le gaspillage, les vide-greniers ont un rôle déterminant pour le réemploi et ce que l’on appelle l’économie circulaire.

Vivement que la crise sanitaire soit passée pour retrouver ces brocantes qui fleurissent de mars à octobre et permettent à toute une économie informelle et domestique de dépenser mieux et moins d’un côté et de compléter ses revenus de l’autre.

Et félicitations aux personnes organisatrices souvent en petit nombre ; une brocante est très fatigante à organiser. Surtout en ce moment.

Matthieu Glaymann spinassien engagé