Ses débuts…à aujourd’hui

Depuis les débuts de l’humanité, l’Homme éprouve le besoin de modifier son apparence et de marquer à travers sa chair sa différence ou son appartenance. A l’origine, le tatouage était un signe d’appartenance à un peuple. Le tatouage n’a pas toujours été choisi et fut parfois imposé en guise de punition. Lors de la seconde guerre mondiale, ce sont les prisonniers du IIIe Reich, notamment les juifs, qui sont tatoués de force par des numéros permettant leur identification. En 1891, à New York, c’est Samuel O’Reilly qui invente la première machine à tatouer électrique. Celle-ci fait souffler un vent de modernité sur la pratique du tatouage et le professionnalise un peu plus. En Europe, les premiers studios de tatouage ouvrent leurs portes au milieu du XXe siècle mais ne se généralisent qu’à partir des années 70. Ce sont alors les « mauvais garçons », bikers, rockers ou punks, qui sont touchés par le phénomène. C’est au cours des années 90 que le tatouage devient finalement un phénomène de mode, les amateurs de décorations corporelles sont alors de plus en plus nombreux. Les boutiques se multiplient rapidement, passant de 15 boutiques en France au début des années 80 à plus de 2000 aujourd’hui.

Pourquoi se faire tatouer ?

Apprécié ou non, le tatouage est avant tout un art. D’ailleurs pour parler d’un tatoueur on utilise le terme d’artiste. Il exprime notre personnalité et n’a pas forcément besoin d’une signification pour être fait. Le tatouage fige des souvenirs, permet de donner sa philosophie de vie, ses valeurs, ses croyances… C’est un mémo qu’on adresse à soi et/ou au monde. Il peut également cacher de nombreuses choses tel que des cicatrices, vient rendre beau ce qui a pu être douloureux. Comme une aide psychologique, il aide à se réapproprier son corps ou à aller de l’avant. C’est l’affichage, discret ou non, de ce qui fait notre vie et notre identité.

Le perfectionnement des graphismes et de la dimension artistique a fait évoluer les mœurs permettant à chacun de se faire tatouer ce qu’il souhaite, transformant certains tatoués en véritable œuvre d’art.