Chaque été c’est le même rituel. A l’arrivée des grosses chaleurs, les habitant des quartiers ne  plongent pas dans une mer où dans une piscine mais dans un  « street-pooling ». 

Un phénomène, venu des États-Unis et apparu en France en 2015, qui consiste à ouvrir les bouches d’incendie en pleine rue pour se rafraîchir. Avec la canicule, le phénomène inquiète les municipalités, les pompiers et surtout les familles ! Malheureusement, les conséquences peuvent très dangereuses au-delà des aspects financiers et écologiques. 

De nombreux faits divers précisent que les « geysers » issus de ces bouches d’incendie amusent des gosses qui pour certains se sont retrouvés dans des comas, parce qu’ils ont été projetés par la force de l’eau. 

Les familles ne peuvent pas empêcher ces phénomènes. Les effets de groupe de jeunes adolescents sont bien connus et face à ce genre de distraction, il est malheureusement difficile de trouver des dialogues pour sensibiliser. 

Alors que reste-t-il comme moyen pour lutter contre la destruction des bornes d’incendie ? Tout le monde sait qu’elles sont destinées à éteindre des incendies dans ces quartiers où les accidents domestiques arrivent très souvent. Sensibiliser face à un climat caniculaire, l’écologie dans ces quartier ne veut rien dire. 

Après avoir abattu des arbres centenaires, comment avoir des îlots de fraîcheurs ? Tout est bétonné et les façades sont peintes avec des produits certainement écolo ! Tout cela pour cacher la misère, alors qu’il aurait fallu laisser place à des murs végétalisés, c’est gratuit et ce n’est pas toxique. 

Le « street-pooling » est condamnable mais seuls les bailleurs et les municipalités sont responsables de ce phénomène. Les pompiers combattent les flammes au péril de leur vie pour sauver des vies coincées dans des appartements et ces bouches d’incendie sont indispensables. Que chacun prenne ses responsabilités ! 

Il y a cette pétition contre le terminal T4 de Roissy soutenus par de nombreuses municipalités soit disant contre nature, pas du tout écologique et j’en passe… Mais pour végétaliser des quartiers et apporter des îlots de fraîcheur, ces mêmes municipalités crient au scandale écologique !

À quand des actions simples et rapides pour éviter de tels dégâts pour tous les quartiers d’Épinay-sur-Seine et du « 93 » ? A bon entendeur !

Rachida Rhabi spinassienne engagée