Journaliste et chroniqueur à France Inter, Redwane Telha nous raconte son parcours et de son livre sur Timothée Adolphe sorti en mai 2016.

Qu’est-ce qui vous a motivé à faire du journalisme ?

A vrai dire, j’ai grandi dans la télé. J’ai eu deux moments qui m’ont marqué. Le premier qui me vient à l’esprit, c’est celui de George Eddy, lorsqu’il commentait pour Canal+ la NBA à l’époque de Michael Jordan. Le second, c’est quand ce dernier a été l’invité de Guillaume Durand, dans l’émission Nulle Part Ailleurs en 1997 si ma mémoire est bonne. Ma motivation à faire du journalisme est venue justement après cette émission. C’était une idée assez lointaine car j’avais 17 ans à l’époque mais cette envie de faire ce métier ne m’a plus quitté. Après, j’ai eu d’autres idées comme devenir réalisateur de films ou écrivain.

Et c’est à partir de cette idée que vous avez intégré l’IEJ au lieu de Sciences PO ?

Effectivement, malgré une longue hésitation, j’ai pu intégrer l’IEJ qui me correspondait plus, par rapport à Sciences PO, qui me faisait un peu peur en réalité. Cependant, je ne regrette pas d’être passé par l’IEJ.

Est-ce que cette vidéo vous évoque quelque chose ?

Je m’en souviens très bien de ce moment. J’avais écrit ce discours deux heures avant la cérémonie de remise des diplômes de l’IEJ en 2015. Evidemment, j’ai parlé de ma famille et des parents mais j’ai surtout évoqué ma passion pour le métier de journaliste. J’ai pris plusieurs exemples de certains penseurs qui ont décrit l’art de raconter la vérité. C’est ce qui m’intéresse particulièrement le journalisme beau , c’est-à-dire être très factuel, raconter de belles choses.

Parlons maintenant de votre parcours, vous avez participé à la création de Touche Pas à Mon Poste, quel souvenir gardez-vous de cette expérience ?

Pour mon premier job, ce fût une expérience enrichissante à tout point de vue. J’ai eu la chance de travailler avec des personnes formidables. Sur le plan professionnel, c’est quelque chose d’extraordinaire d’assister à la création d’une émission même si parfois on s’est planté sur plein de choses. Au final, on s’en est bien sorti et je suis très content d’avoir assisté à la collaboration de cette émission. Ce qui est intéressant, c’est qu’on a réussi à créer quelque chose sur une nouvelle chaîne,  qui a été repris par le groupe Canal.

Quelles ont été vos relations avec Cyril Hanouna et le reste de l’équipe ?

J’ai eu de très bonnes relations avec Cyril et son équipe,  même s’il a la réputation d’être quelqu’un de très dur. Ce qui m’a plu chez lui, c’est que c’est quelqu’un d’entier. Que quelque chose aille ou non , il vous dit les choses directement sans faire de détours . Après, il y a des gens avec qui ça s’est moins bien passé, mais je ne m’en fais pas pour ça.

Ce passage chez D8 a-t-il été un tremplin pour rejoindre France Inter ?

Pour tout vous expliquer, j’ai arrêté l’IEJ à la fin de ma deuxième année pour rejoindre l’équipe de TPMP. Après cette expérience, je suis revenu dans cette école pour poursuivre mon cursus. Mais au final, ça m’a énormément aidé par rapport à mon CV mais j’ai appris tellement de choses en un an que j’ai pu apprendre des choses que je ne connaissais pas auparavant. L’IEJ a vraiment été un véritable tremplin pour moi.

Pour votre troisième saison, vous êtes même chroniqueur pour une émission sur France Inter…

Je travaille pour l’émission « L’Instant M » présentée par Sonia Devillers  à temps plein. Mon rôle est de préparer les interviews et de pouvoir trouver les invités. Il m’arrive de faire des chroniques de temps à autre dans cette émission.

Qu’est-ce qui vous inspire cette photo ?

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Une immense fierté. Ecrire ce livre a été une belle expérience pour moi. On m’a donné l’opportunité de faire une série de portraits que j’ai évidemment accepté sur des personnalités inspirantes. On a décidé de partir sur un premier portrait en l’occurance Timothée Adolphe, qui est un athlète de très haut niveau. D’ailleurs, il a remporté de nombreuses médailles dans les championnats d’Europe et du Monde dans la catégorie des non-voyants. Pour tout vous dire, ce fut une rencontre formidable pour moi. Grâce à Timothée Adolphe, cet ouvrage s’est plûtot bien vendu.

Un petit mot pour l’équipe de NewVo Radio…

Je tiens d’abord à les saluer. Pour ma part, c’est une structure que je ne connaissais pas et je pense que c’est une excellente initiative de créer ce genre de médias surtout à Clichy. Vous savez, prendre la parole est un enjeu majeur de notre démocratie. Parfois, on a l’impression qu’on n’entend pas les gens, qu’on ne leur tend pas le micro. Mais personnellement, je ne vois que du positif au fait qu’il y ait  des personnes qui ne se cachent pas pour parler et je tiens les remercier de vive voix pour cette initiative.