Emmanuel Macron s’attaque à réformer la SNCF. Il souhaite améliorer le fonctionnement du groupe ferroviaire.

L’un des points majeurs de la réforme est l’ouverture du marché à la concurrence. Des entreprises privées pourront ainsi exploiter le réseau ferroviaire français. Cela correspond aux directives européennes de libéralisation du chemin de fer.

La réforme n’épargne pas non plus le statut avantageux des cheminots. Jusqu’à présent ce statut leur garantissait un emploi à vie, un régime de retraite spécifique (52 ans pour les conducteurs – 57 ans pour les autres salariés SNCF) et des voyages gratuits pour eux et leur famille. La réforme prévoit cependant la disparition du statut de cheminot uniquement pour les futurs employés.

Les syndicats ont d’ores et déjà manifesté leur mécontentement et appelé aux manifestations.
Des grèves sont à prévoir à partir du 3 avril pour une durée de trois mois.

Selon les sondages sept français sur dix seraient favorables à l’abandon du statut du cheminot. Nous avons recueilli des avis de jeunes sur la question.

Louis (21 ans – étudiant) : «Je soutiens les grévistes. Ils ont raison de défendre leurs intérêts. Sacrifier le statut des cheminots pour faire baisser la dette de la SNCF j’y crois pas du tout ! Si nous ne sommes pas solidaires, le gouvernement s’attaquera par la suite aux conditions de travail des autres professions.»

Nicolas (26 ans – serveur) : «Je ne vois pas pourquoi les cheminots auraient le droit à un statut particulier. Je suis serveur je travaille les week-ends et les jours féries comme eux, mais je n’ai pas d’avantage pour autant et je ne me plains pas !»

Pierre (22 ans – vendeur) : «Je pense que c’est une bonne chose de réformer la SNCF et privatiser le secteur. Je trouve que les services proposés par la SNCF sont mauvais. Je ne compte plus les retards et les annulations de trains. L’accès des entreprises privées au marché aura un impact positif, j’en suis sûr !»

Manon (23 ans – étudiante) : «Je suis contre le projet de réforme du gouvernement. La SNCF est certes endettée mais c’est un service public, et un service public ce n’est pas pour faire de l’argent mais pour protéger l’intérêt général ! C’est le rôle de l’Etat de maintenir les lignes de chemin de fer qui ne sont pas rentables pour que les passagers puissent continuer à se rendre au travail par exemple. Certaines de ces petites lignes ferroviaire sont vouées à disparaitre si on ouvre le marché à la concurrence. On ne doit pas être dans une logique de bénéfice tout le temps.»