Promouvoir l’accessibilité au quotidien pour les sourds et malentendants

 

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Ce samedi 16 juin a eu lieu à Paris une manifestation pour la défense des droits des sourds. Les manifestants, comprenant une large majorité de sourds mais également un soutien des entendants, dénoncent le manque de reconnaissance des sourds au sein de la société.

Leurs revendications portent notamment sur l’accès à l’éducation puisque il y a un manque cruel d’écoles adaptées aux sourds, ceux-ci revendiquent donc l’inclusion des enfants sourds au sein des écoles grâce à des interprètes en Langue des Signes par exemple. Aujourd’hui, il est difficile lorsque l’on est sourd d’avoir accès à l’éducation, à la formation, et par conséquent aux métiers qui en découlent.

Les personnes sourdes et malentendantes se considèrent comme des citoyens au même titre que les entendants et ne veulent plus être étiquetées comme personnes handicapées. Elles revendiquent leur surdité comme une différence et non un handicap. De plus, les sourds refusent d’être infantilisés notamment par l’Etat qui, dès l’arrêté du 23 avril 2012, propose de manière systématique le dépistage de la surdité pour les nouveaux nés à J+2 lorsqu’un membre de la famille est atteint de surdité.

Or, ce dépistage n’est pas anodin : il peut perturber le lien parents-enfants, qui est primordial dans ces premiers moments de vie. En effet, le test entraîne beaucoup d’inquiétude, et lorsqu’il est positif, il peut être un choc pour les parents. C’est pour cela que beaucoup de parents sont contre ce dépistage précoce et préfèrent attendre plusieurs mois afin de laisser la relation parents-enfant se nouer. De plus, dans le cas où le dépistage révèle une surdité, le médecin propose l’implant cochléaire comme étant la solution évidente alors que l’implant n’est pas anodin, puisqu’il présente des contraintes médicales et auditives diverses (par exemple des acouphènes). Au contraire, les sourds revendiquent la Langue des Signes comme étant la langue la plus naturelle pour eux.

À Toulouse une association favorise l’accès à la culture au moyen de la Langue des Signes : ACT’S 31 (Arts, Culture et Théâtre en Signes). Cette association a été développée grâce au succès de l’I.V.T (International Visual Théâtre) à Paris. Ces initiatives permettent aux sourds d’avoir accès à la culture au même titre que tous les citoyens. ACT’S 31 a été fondé en 1997 et rend accessible aux sourds signant, des spectacles, théâtre et œuvres culturelles, notamment grâce à la production d’œuvres signées et la professionnalisation d’artistes sourds. Elle favorise également les échanges entre entendants et sourds grâce à l’organisation d’ateliers en Langue des Signes.