La semaine dernière l’exposition du Lab14 qui prenait place dans un ancien bâtiment de la Poste à Montparnasse a fermé ses portes. Le projet dont les bénéfices seront intégralement distribués aux sans domicile fixe, a pris fin après deux mois d’exposition et un mois de « construction ». Le Lab14 réunissait plusieurs artistes d’art urbain, et  nous a permis de découvrir et redécouvrir cet art contemporain extrêmement riche en possibilités, et qui peut prendre tant de formes différentes. Pour ce qui ne connaissent pas trop l’art urbain, voici une petite définition ou un petit rappel.

 

Un art de rue?

« Ballon Girl » Banksy

  • L’art urbain, aussi appelé street-art, regroupe toute forme d’art pratiqué dans la rue (graffitis, tags, pochoirs, stickers etc.). C’est un genre créé dans les années 60 sur la côte Est des Etats Unis. Il traverse l’Atlantique avec les révolutions de mai 68. L’artiste le plus connu du mouvement est sans aucun doute l’anglais Banksy dont l’identité est encore débattue aujourd’hui.

 

  • Les capitales du street art : Berlin, Sao Paulo, et Melbourne (je rajouterais aussi Barcelone ou encore Budapest pour ses « bars ruines » construits à partir d’objets recyclés)

 

 

C’est quoi le Lab14?

Lab14 est un espace de création et un lieu d’exposition éphémère ouvert en décembre 2016. L’agence évènementielle artistique et spécialisée dans l’art urbain à l’initiative de Lab14 s’appelle Artana. Cet été ils avaient organisé l’exposition « Le grand 8″, également sur l’art urbain.

Cette fois-ci c’est dans un ancien bâtiment de la Poste des années 40 que l’exposition prend place. La Poste va être  détruite et remplacée par des logements, mais depuis trois mois maintenant divers artistes d’art urbain  étaient en résidence et avaient investit les lieux. Leur but était de montrer l’ « Art Urbain dans toute sa splendeur et sa diversité́, avec ses métamorphoses, ses recherches et ses expérimentations ». (Si ça, ça ne vous fait pas rêver). Et c’est un pari réussi ! Loin d’être un simple lieu d’exposition c’est tout le bâtiment qui s’est transformé en oeuvre d’art: les murs, le sol, le plafond et même la cour.

  

Les artistes se sont appropriés l’espace jusque dans les escaliers, avec des tags et des constructions toutes aussi colorées, et lumineuses les unes que les autres.

Avant le vernissage du 25 janvier, il était possible de venir observer le travail en cours des artistes. En effet, au delà de vouloir faire une simple exposition le but, ici, était de montrer aussi le travail derrière l’exposition. Le travail artistique mais aussi la mise en place, l’organisation et tout ce qui nous permet de pouvoir apprécier les oeuvres d’art exposées.

Entre messages cachés, tags, jeux de lumières et constructions à l’aspect bancal, le visiteurs se perd dans plusieurs univers. Il était également possible (et on y était invité) d’interagir avec certaines structures de l’exposition. L’une d’elle était immense ballon dans la cour sur lequel était projeté une oeuvre que l’on pouvait faire pivoter grâce à un récepteur placé dans une des salles. Un autre exemple des messages qui n’étaient visible qu’à l’aide d’un flash, ainsi un message comme « au-delà du regard » (voir photo de couverture) apparaissait sur votre photo alors même que vous ne l’aviez pas vu sur le mur.

Ce qui a animé cette exposition était d’une part la volonté de montrer tous les processus de création et d’organisation derrière une exposition et d’autre part de créer un univers distinct pour chaque pièce, salle et couloir. Merci