1. Elsa Wanlin, candidate (LREM) sur la 11e circonscription de Seine-Saint-Denis (Sevran, Tremblay-en-France-Villepinte)

1- Pouvez-vous vous présenter ? D’où vous êtes venus cette engagement citoyen ? 

Je suis prof d’histoire-géographie en lycée en éducation prioritaire depuis 2001 dans le 93. Avant d’être politique, j’ai été engagée dans une association d’éducation populaire et militante syndicale. L’engagement politique n’a été qu’une suite logique. Entrée au PS avant la campagne présidentielle de 2007 pour ne pas revivre le traumatisme du FN au deuxième tour de 2002, on m’a ensuite proposé de devenir adjointe au Maire en 2008, puis de siéger dans les intercommunalités.

Je crois que tout engagement, associatif, professionnel ou politique a la même origine : l’envie d’être utile et de faire bouger les choses. On s’engage pour ne pas être de ceux qui disent « y’a qu’à, faut qu’on … » mais mon engagement n’a été possible que grâce au soutien inconditionnel de ma famille.

2- Élue locale, quelles expériences en tirez-vous ?

Être élue locale est passionnant parce qu’on est souvent le premier interlocuteur de la population. L’expérience reste compliquée parce que beaucoup d’habitants viennent voir l’élu local pour faire valoir leur intérêt personnel ; il faut écouter chacun et donner un coup de main quand c’est possible mais ne pas perdre de vue que nous sommes élus pour défendre l’intérêt général… Exercer mes mandats au sein d’une majorité plurielle menée par Stéphane Gatignon (UDE) à Sevran, d’une communauté d’agglomération présidée par François Asensi (FG) puis d’un territoire présidé par Bruno Beschizza (LR) m’a convaincue qu’il faut dépasser le clivage droite/gauche et que c’est possible.

3- Pourquoi avoir choisir vous inscrire dans la majorité présidentielle ?

J’ai adhéré à En Marche ! en janvier 2017 après avoir participé à des ateliers à l’automne ; la démarche participative du mouvement m’a séduite. Libérale de gauche depuis toujours, les propositions d’Emmanuel Macron m’ont convaincues ; parce que le projet de la majorité présidentielle propose de libérer les énergies en protégeant les individus, parce qu’il réconcilie la liberté et l’égalité, mais aussi la justice et l’efficacité.

C’est aussi le projet de faire de la politique autrement qui m’a attirée : en renouvelant radicalement les visages et les méthodes, en donnant toute leur place aux femmes, à la société civile, aux minorités, à tous ceux qui ont une connaissance concrète des réalités du terrain.

4- Quelles sont les idées forces de votre campagne législative sur les villes de Sevran, de Villepinte et de Tremblay-en-France ?

Ma priorité est de promouvoir la force et les atouts de notre territoire ; la zone aéroportuaire à Tremblay-en France, le Parc de Expositions à Villepinte, le projet « Terres d’Avenir » à Sevran dans le cadre de l’arrivée du Métro du Grand Paris, doivent bénéficier directement à nos populations. Ma seconde priorité est la lutte contre les inégalités territoriales que subissent nos villes et nos habitants en matière de sécurité (effectifs dans nos commissariats, formation des policiers), de logement (nécessaire mixité et rénovation des logements sociaux et des copropriétés), d’éducation (difficile remplacement des enseignants), de fiscalité (une taxe d’habitation injuste), d’accès à l’emploi. Enfin nos 3 villes représentent la diversité des paysages du 93. Alors il faut mettre en œuvre une vraie écologie urbaine pour préserver le cadre de vie dans les quartiers pavillonnaires, conserver les espaces agricoles et les poumons verts et améliorer l’habitat et le cadre de vie dans les quartiers denses.