Dans chaque établissement scolaire, nous sommes censés avoir à disposition un médecin afin d’avoir un suivi médical des élèves.

Rappelons quels sont les principaux rôles d’un médecin scolaire (cf. https://www.education.gouv.fr/etre-medecin-de-l-education-nationale-7028) : 

  • Il établit un bilan de santé (dès le cp jusqu’à la terminale des lycées),
  • Il suit au quotidien individuellement les élèves en établissant un diagnostic médical des difficultés qui peuvent nuire à leurs scolarités,
  • Il suit aussi les élèves ayant des besoins spécifiques notamment les élèves porteur de handicap, les enfants atteint de troubles de la santé…,
  • Il aide à l’adaptation de l’élève,
  • Il est le lien entre la famille, l’école et le monde de la santé.

Grâce à tout cela, il peut établir des données médicales permettant d’avoir une meilleure connaissance de la population et d’identifier les besoins en santé du secteur :

  • Il agit directement en cas d’événement grave en milieu scolaire et oriente vers les différents professionnels de santé adaptés,
  • Il est en constante communication avec ses supérieurs afin de les prévenir en cas de maladie transmissible dans le cadre scolaire,
  • Il est chargé de conseiller le chef d’établissement et de former l’équipe éducative, par exemple sur les premiers soins d’urgence.

Il doit surtout examiner, être à l’écoute et prendre le temps d’apporter des conseils!  

Quelques règles…

Les médecins de l’éducation nationale exercent selon les règles de leur profession définies par :

  1. Le code de déontologie médicale,
  2. Le décret n° 91-1195 du 27 novembre 1991 portant dispositions statutaires applicables au corps des médecins de l’éducation nationale et à l’emploi de médecin de l’éducation nationale – conseiller technique.

Les médecins sont tenus au secret professionnel dans les conditions et sous les réserves énoncées aux articles 226-13 et 14 du code pénal et à l’article R. 4127-4 du code de santé publique en particulier ; dans le cadre de l’enfance en danger, les médecins sont soumis au code pénal, articles 223-3 à 223-7, 226-15 à 24, 434-1 et 434-4.

Leur expertise de médecin formé en santé publique s’inscrit dans un travail pluridisciplinaire, en apportant les conseils techniques nécessaires auprès de l’ensemble de la communauté éducative. Dans ce cadre, ils veillent à inscrire leurs actions en cohérence avec la politique territoriale de santé définie par les agences régionales de santé (ARS).

Nous observons de plus en plus que les médecins scolaires sont de moins en moins présents dans les établissements scolaires ce qui met en péril les missions qui lui sont confiées et rompt un certain lien entre les familles l’école et la santé. 

Est-ce un problème de recrutement ou bien de moyen ? 

Il est vrai que le nombre d’élève par classe a énormément augmenté :

  • Le parcours reste compliqué et très sélectif mais pas impossible avec de l’acharnement et du travail réguliers. 

Le salaire d’un débutant commence à partir de 2500e et l’idée que des médecins et infirmiers en pré-retraites fait doucement son chemin (cf. débats parlementaires au Sénat avec la réponse du secrétaire d’État Gabriel Attal http://www.senat.fr/seances/s201907/s20190716/s20190716007.html).  

Enfin, nous avons rédigé un vœu sur le sujet (cf. https://newvoradio.fr/voeu-sur-la-medecine-scolaire-a-epinay-sur-seine/).

Manela Vesaphong, Mariama Sané, Slimane Tirera du collectif des Fédérateurs

Sources : l’etudiant.fr – fiche métier médecin scolaire, education.gouv