Les premières stations ont pour coutume d’ouvrir dès début décembre.
Cependant, la neige tient (parfois difficilement) dans les stations les plus en hauteur, tandis que les autres attendent toujours la tombée de leurs premiers flocons.

Il devient désormais difficile de profiter de la « traditionnelle » neige pour la soirée du 24 décembre. Celle qui ravive en chacun de nous la magie de Noël.
Même si des sites comme Val Thorens, Tignes ou l’Alpe d’Huez ont revêtus leurs manteaux blancs, quel est l’avenir pour nos stations de basses et moyennes altitudes ?

La neige pointe son petit museau dès novembre dans certaines régions, mais son maintien est de plus en plus difficile.
Les rares stations préservées de ce fléau se trouvent en haute altitude. En effet il faut rester au-dessus de 2000 mètres (parfois 1600 en fonction de l’exposition des versants).
Les Alpes du Nord et les Pyrénées sont jusqu’à présent les mieux servies.
Malheureusement, les massifs les moins élevés (notamment les Vosges) peinent de plus en plus à recevoir de la poudreuse. L’augmentation globale des températures et l’essor du tourisme « lessivent » la neige.

Alors que certains jeunes s’impatientent à l’idée de chausser leurs skis, l’absence de neige nous fait vite déchanter. En effet, ces nouvelles conditions météorologiques poussent les adeptes de sport d’hiver à grimper de plus en plus haut pour jouir des plaisirs de la glisse pour Noël. Cette pratique tend donc de plus en plus à devenir un privilège pour les plus téméraires d’entre nous.

Cette situation ne ravit pas non plus les professionnelles du tourisme de montagne, qui font grise mine devant l’arrivée de plus en plus tardive de leur « or blanc ». La neige serait elle en passe de devenir un luxe ? Non seulement elle arrive de plus en plus tardivement, mais surtout de moins en moins abondamment. Un scénario devenu effrayant pour les saisonniers, les touristes et les amateurs de glisse.

Une étude inquiétante révèle en effet que plus de 50% de nos stations de basses et moyennes altitudes tendraient à disparaître d’ici une trentaine d’année.

Ce nouveau phénomène n’est donc pas à prendre à la légère, de nombreuses solutions de substitution sont élaborées pour palier cette terrible destinée pour nos stations.