« Dans quel monde on vit… ». L’une des phrases que l’on entend le plus, face à une constatation déplorable des mentalités en France et partout dans le monde. En effet, la bêtise humaine atteint depuis ces dernières années un paroxysme qui est des plus désolant, nous surprenant toujours plus. Quelques exemples ? Prendre un selfie lors de funérailles avec le mort, tuer un bébé dauphin parce que tous les gens présents voulaient prendre un selfie avec le dauphin, prendre des photos rigolotes au camps d’Auschwitz, ou celle que je préfère : filmer une agression en restant en retrait, mais en ayant le culot de faire un scandale en la publiant sur internet. Quand on y pense, tout cela est arrivé si vite, cette dégradation, nous amenant tout droit à une société peuplé d’idiots, ce qui est bien dommage quand on voit tout les efforts qu’ont fait nos ancêtres pour prouver que l’être humain était supérieur aux autres espèces. Alors comment en est-on arrivé là ? Remontons dans le temps pour mieux comprendre.

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Le début de la fin : la création de la télé-réalité

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Loft Story, on s’en souvient tous. On a tous regardé au moins une fois par curiosité. Seulement, la télévision n’a pas su se contenter d’un programme, comme d’habitude. Aujourd’hui on a le droit aux Ch’tis, aux Marseillais, à Secret Story, aux Anges de la téléréalité, aux Princes de l’amour et autres bêtises n’encourageant que la génération des 2000 à entretenir leurs ignorances. On regarde des débiles qui exagèrent leur débilité pour faire plus d’audimat et être payés presque autant qu’un chirurgien qui aura fait une dizaine d’années d’études supérieures. Pourquoi se casser la tête à apprendre si je peux être super bien payé pour ma débilité ? Et voilà. L’erreur est faite. On ne veut plus apprendre puisqu’on a pas vraiment là un exemple de réussite. Avec la multiplication de ces programmes, on en a oublié que de base, c’est du voyeurisme autorisé, mais du voyeurisme quand même. Ne serais-ce pas un peu malsain ? Cette façon de penser est également entretenue par une autre cause :

La pauvreté des programmes télés

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En effet, on peut avoir 200 chaînes, mais quand même réussir à ne rien trouver de convenable à regarder selon les heures. On a le choix avec des jeux télés, Cyril Hanouna, les Anges et les Ch’tis, mais également de multiples séries policières avec quantité d’agressions, viols, et meurtres en tout genre. Puis ensuite, il y a les informations, sélectionnant précieusement les informations qu’ils vont choisir de diffuser, oubliant les catastrophes et les conditions actuelles de vies dans certains pays qui sont frappés par l’homme ou la nature, et préférant parler de football ou d’autres sujets qui sont minimes. A-t-on réellement parlé des conséquences engendrées par la Coupe du monde au Brésil ? Puis on a des émissions débilitantes qui visiblement n’en choquent pas certains : faire noter son mariage, qui est censé être le plus beau jour de sa vie, faire marier des gens avant qu’ils ne se rencontrent, faire noter son couple, tout ça par une bande de parfait(e)s inconnu(e)s qui, de toute façon, vous critiqueront sans cesse dans l’unique but de gagner. Il y a encore de multiples exemples, et pas uniquement sur l’amour, mais sur d’autres sujets toujours plus surprenants. Ces émissions se multiplient, toutes plus choquantes les unes que les autres, mais qui connaissent toujours des participant(e)s.

Une éducation efficace remise en cause et oubliée

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Certes, c’est trop facile de blâmer les parents me direz-vous. Je vous dirais que nos parents et grands-parents ont connus également des moments très difficiles et il n’empêche qu’ils ont réussi. Le respect est l’une des notions les plus oubliées. Réfléchissez 5 minutes, sur des situations vous mêlant à des inconnus : combien de fois a-t-on entendu un « pardon » lorsque quelqu’un vous bousculait? Ou un « merci » ? Combien de fois a-t-on vu quelqu’un qui ne laissait pas sa place assise à une personne à mobilité réduite ou à une personne âgée ? Certes ce dernier cas est moins fréquent, mais néanmoins il existe des gens qui préfèrent faire comme s’ils n’avaient pas vu cette personne. Le respect étant oublié, on en arrive au moment ou les petits deviennent un peu plus grand, et là, les conséquences ne sont pas des moindres : en oubliant le respect les gens se permettent de rabaisser et d’humilier d’autres personnes, plus fragiles, et on arrive au harcèlement scolaire. D’ailleurs n’est-il pas devenu plus fréquent ? Ne commence-t-il pas de plus en plus tôt dans les écoles ? Le laisser-aller est trop courant, on en vient même à vouloir interdire la fessée soit disant parce que c’est un traumatisme pour l’enfant, pourtant, sommes-nous, nous, traumatisé par la fessée que l’on a reçu à nos trois ans parce qu’on a fait une bêtise ? On apprenait que ce n’était plus une chose à refaire. Aujourd’hui, on ne fait juste que sermonner, en espérant que ça finisse par rentrer dans la tête. Hélas, je vous annonce que cette méthode est inefficace. La preuve en est que les risques d’agressions diverses se multiplient d’années en années. C’est simple, on sait que si on veut aller boire un verre, dépassé une certaine heure, les chances d’accrochages sont multipliés.

Les parents sont également plus tolérants et laxistes : un enfant de 11 ans avec un téléphone portable dernier cri, une jeune fille habillée comme une femme, avec une couche de maquillage qui la fait vieillir de 5 ans, et qui sort en boîte de nuit le vendredi et le samedi, tout cela est de plus en plus toléré. Pour preuve : il y a quelques années maintenant, les « teens party » furent créées, dont le concept se rapproche de la boîte de nuit, mais ici pour les enfants et adolescents mineurs, pendant la journée. Quels en sont les conséquences ? Des problèmes dans ces boîtes car des ados font des comas éthyliques ou des overdoses car ils arrivent à trouver de l’alcool et de la drogue. Les enfants ne vivent alors plus réellement d’enfance, mais deviennent des « petits adultes ». Quel en est le résultat ? Une sexualité déjà présente chez les jeunes de 11/12 ans, et des pré-ados qui ont déjà eu leurs premières cuites, qui ont testé le shit et la MDMA, au même âge où nous, nous jouions sur notre Nintendo DS.

Mais les parents ne sont pas les seuls responsables de cette nouvelle mentalité, une autre cause est tout aussi responsable de cette situation:

Des modèles qui n’en sont pas

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Les jeunes ont des célébrités comme modèles, seulement, il faut savoir distinguer le sage du singe. Ces stars qui prônent la violence, la haine, ou qui sont juste une paire de seins ou de fesses énormes avec une coquille vide à la place du cerveau sont hélas plus nombreux chaque année, et mis en avant. Ils attirent de plus en plus de jeunes malgré qu’ils n’aient aucun talent, et deviennent leurs modèles, malgré qu’ils ou elles soient des imbéciles trop gâté(e)s : Paris Hilton, Kim Kardashian, Nicki Minaj, Miley Cyrus, Jul, Sofiane, Gradur; les filles contribuent à donner une image de la femme qui est juste bonne à être belle, tout en gardant leurs niveaux intellectuels aussi bas que possible, quant aux hommes, ils prônent la violence, rabaissent les femmes, et entraîne aussi à la violence policière. Et tout cela peut parfois amener des modes bien plus que discutables tel que le twerk, qui est la pire atrocité jamais « dansée ». Un autre coupable est également à pointer du doigt:

L’injustice de la justice française

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Cela n’est un secret pour personne : la justice française n’est qu’une suite de situations illogiques. En effet, un homme prend plus d’années de prison en braquant un supermarché que pour avoir tuer quelqu’un, accidentellement ou volontairement. Des parents tuent leurs enfants ? Cela est visiblement moins grave que l’homme en possession de 3 plants de cannabis chez lui. Une justice qui ne sait pas punir correctement ne donne en résultat que des mentalités débiles. Le peu de temps qu’un individu passe en prison, il a visiblement accès à plein de choses en prison : jeux vidéos, portable, drogue, tabac, alcool, armes blanches, bref en gros, il est logé et nourrit gratuitement, et à accès à tout ce qu’il avait dehors. En quoi est-ce une punition ? Et encore mieux, s’il se conduit bien en prison, son temps de peine peut être diviser par deux. Donc un homme ivre qui renverse une fillette et prend la fuite prend 15 ans de prison, mais n’en fais que 7 et demi. Le bracelet électronique fut inventé pour pouvoir surveiller, mais cela est un bel échec quand on voit qu’ils arrivent à s’en séparer, et que ça ne les empêche en rien de continuer là où ils s’étaient arrêtés avant d’aller en prison. La prison qui est censé faire peur ne fait hélas que nous indigner et fait la fierté de ses pensionnaires.

D’autres, au lieu d’en faire une fierté, décide de ne pas passer par la case prison, et utilise un prétexte qui est surfait, mais qui marche toujours : les problèmes psychiatriques. En effet, dans beaucoup d’affaires scandaleuses, les accusés utilisent la carte du « malade imaginaire » : ils souffrent obligatoirement d’un traumatisme psychologique qui a fait d’eux ce qu’ils sont maintenant. La psychologie est l’excuse par excellence, et si dans certains cas elle est vraie, dans bons nombre d’autres, elle est purement fictive, et pourtant elle fonctionne quasiment à chaque fois. L’individu va donc dans une cure pendant quelques semaines et en ressort inchangé puisqu’il n’était aucunement malade. Ainsi, ceux qui devraient être vraiment punis ne le sont pas vraiment, amenant auprès de la population un sentiment d’insécurité et de peur qui les renferment puisqu’ils comprennent que la justice est impuissante.

L’insécurité : la peur plus fort que tout

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La sensation de peur est la pire qui existe. Beaucoup le savent et s’en servent à différents niveaux pour mieux contrôler psychologiquement une ou des personnes, qui devient un véritable pantin. Aujourd’hui, les agressions se multiplient, et pourtant personne ne fait jamais rien. Prenons un exemple : il y a quelques mois, une femme s’est faite violée dans le métro parisien qui était bondé comme à son habitude, et pourtant personne n’a réagit. Pourquoi ? Par peur que l’homme ait une arme blanche ? Par peur d’être à son tour une victime ? Comment une seule personne qui ose faire un tel acte publiquement peut devenir aux yeux de tout les autres une menace ? On oublie trop vite qu’à plusieurs on peut arrêter quelqu’un. Ces actes nous indignent quand nous les entendons à la radio ou la télé, mais nous restons passif quand nous le voyons. Comme ceux qui attaquent savent que la peur nous bloque, ils ne se gênent plus pour le faire publiquement, et pourtant c’est à ce moment là de réagir. Sauver une victime permet de faire reculer les agresseurs, et d’éviter un traumatisme pour la victime, qui aurait très bien pu être vous.

Internet : le haut de la pyramide de la bêtise humaine

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Internet est un outil révolutionnaire et extraordinaire. On peut accéder à plein de choses, au monde entier, au savoir, mais quel en est le prix ? La débilité. Actuellement, un véritable concours à lieu, à savoir jusqu’où les gens oseront-ils aller? Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat, Whatsapp : tout ces sites nous font pour certains, dépasser des limites jamais autorisées : les selfies deviennent meurtriers, irrespectueux, et amènent les gens à tout partager, que le contenu soit bon ou mauvais. Maintenant, on n’intervient plus quand quelqu’un se fait frapper, on le filme. Les agresseurs filment aussi leurs actions et les diffusent, comme ce fut le cas il y a quelque mois aux États-Unis où un homme s’est filmé en train de tuer des gens qui passaient sur son chemin, sans scrupule. En France, c’est un viol qui fut partagé en direct sur un site internet. Le partage de données est certes dans certains cas une bonne chose, mais il entraine l’être humain dans une spirale de débilité dans le but d’avoir le plus de « like » ou d’être la vidéo la plus regardée. Les gens n’hésitent pas à s’exposer ou à exposer leurs proches sur le web. Des mamans filment leurs enfants toute la journée et mettent la vidéo sur internet, ils ne respectent plus leurs propres vies privées ni celles de leurs familles, et là encore, cela ne choque personne. Normal, on nous a adapté à ce que ce soit normal, d’abord la téléréalité où l’on regarde des gens, puis ensuite les réseaux sociaux qui font que les gens veulent être espionné, que ce soit en marquant chaque faits et gestes sur Facebook ou Twitter ou Instagram, ou en publiant des vidéos sur différents sites internet comme Youtube. On nous entraîne vers la fin d’une vie privée, mais que l’on accepte volontiers puisque c’est le progrès. En voulant faire plus, on finit par faire n’importe quoi.

 

Ces raisons sont les principales, évidemment pleins d’autres actions faites dans le passé entrent en compte, mais quand se décidera-t-on à réagir ?