NewVo fait le portrait : Yannick Trigance

1- Pouvez-vous vous présenter quand vous vous êtes engagés et pourquoi au Parti socialiste ?
J’ai adhéré au PS en 1989 à Epinay S/Seine, j’étais alors jeune enseignant et je voulais faire avancer mes idées en matière d’éducation au sein du PS dont je me sentais à l’époque très proche, notamment mais pas seulement sur les questions de l’école.

2- Quels sont vos mandats politiques et sur quelles thématiques êtes-vous plus engagés ?
Je suis actuellement conseiller régional d’Ile de France, membre de la commission permanente et de la commission éducation qui est ma spécialité. Au sein du PS, je suis secrétaire national adjoint en charge de l’éducation.

3- Pourquoi la Seine Saint Denis est-elle touchée par le manque des professeurs et quelles sont les solutions que vous y apportez ?
Le Seine-Saint-Denis souffre d’une réputation souvent injuste car c’est un territoire riche de sa jeunesse, de sa diversité et de sa créativité. C’est aussi un département dont la population n’est pas riche, avec des familles qui souffrent de difficultés sociales importantes qui rejaillissent sur la réussite des enfants et qui font de notre département un département où le métier d’enseignant est sans doute différent, voire plus difficile en certains endroits.

4- A Epinay sur Seine, les quartiers populaires sont infestés par le phénomène des « rats ». Que faire pour y remédier ? Quelles sont les solutions pour le mieux vivre ensemble ?
Si la prolifération des rats n’est pas une spécificité spinassienne (d’autres villes subissent ces désagréments), il n’en demeure pas moins que la situation est préoccupante et aurait dû être prise au sérieux depuis le début par le bailleur et la mairie qui ne cessent de se renvoyer le problème. Il n’est pas acceptable non plus d’entendre le maire de la ville rejeter en bloc cette situation sur la responsabilité des habitants qui, selon le maire, nourriraient ces animaux en laissant les poubelles dans la rue. Il faut donc engager un travail de dératisation, mais également sans doute un travail en termes d’hygiène, de santé et de sécurité pour garantir entre les différents acteurs de ce dossier (ville et bailleur). La sécurité de tous les habitants –dont de nombreux enfants-. La mutualisation des moyens doit se mettre en place, tout comme un véritable partenariat.