NewVo fait le portrait : Leo Cogos

1- Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis étudiant en communication politique et engagé depuis plusieurs années pour la promotion de la citoyenneté et du vivre ensemble. Aujourd’hui je travaille dans l’analyse et la veille médiatique mais aussi dans le monde associatif et politique.
Dans ce sens j’ai notamment cofondé Saut Jeune, une association progressiste promouvant la voix juive de gauche et l’échange intercommunautaire autour de la laïcité.
Ce en quoi je crois : chacun doit pouvoir avoir les clés pour entreprendre et s’engager.

2- D’où est venu l’idée de votre association « Saut Jeune » ?

En fait nous avons fait plusieurs constats :
– La communauté juive se renferme sur elle-même. Nous voulons décloisonner et ré-ouvrir les échanges avec l’ensemble de la société française et transcender les peurs existantes. Surtout que pendant longtemps les juifs ont été largement investis à gauche prônant la nécessité de s’ouvrir sur l’autre.
– Plus largement, ce constat s’applique aux différents Français qui ne se parlent pas ou peu en fonction de leur appartenance communautaire. La curiosité et l’ouverture se perdent, notre souhait et de redonner envie de découvrir l’autre autour d’un même socle de valeurs.
– La gauche française est très peu informée sur le Proche-Orient, tous ceux qui prennent position sur le sujet n’en ont pas les clés. L’objectif est alors d’informer sur la situation du conflit Israélo-palestinien. Notre position : nous sommes pour la paix à deux états et contre la politique du gouvernement Netanyahou mais affirmons la légitimité de l’État hébreu à exister, tout comme l’État palestinien.

3- En quoi pour vous l’interculturalité est importante en France ?

Elle n’est pas importante mais indispensable. Le modèle Français est mis à mal car on oppose laïcité et pratiques communautaires. En fait il suffit juste de clarifier les choses : les pratiques culturelles et religieuses spécifiques se font dans un cadre privé. Mais le fait de connaître la culture de chacun peut recréer des échanges entre tous les citoyens et effacer les peurs. On fantasme beaucoup trop sur les pratiques de chacun sans en connaître les fondements.
Le débat serait alors plus apaisé sur la place publique

4- Avez-vous d’autres projets citoyens ?

En ce moment les projets citoyens ne manquent pas, il est assez agréable de voir que de plus en plus de jeunes veulent s’investir pour la promotion de la citoyenneté. Cela a toujours été le cas mais c’est plus reconnu aujourd’hui.
Les projets que j’aimerais développer s’inscrivent dans la tendance actuelle : recréer de l’échange citoyen et en faire ressortir des propositions et des politiques publiques au niveau local, puis national.

Twitter : @CogosLeo ou @SautJeune