Mehdi Messai, une autre voix à gauche dans la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis (Saint-Denis, Villetaneuse, Pierrefitte-sur-Seine)

1- Pouvez-vous vous présenter ? D’où vient votre engagement ?

Je me présente, je m’appelle Mehdi MESSAI. J’ai 23 ans et j’ai grandi à Saint-Denis. Je me suis dirigé vers des études de droit à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne avec une spécialité en droit du travail. J’ai été chargé de projets dans le domaine associatif où j’ai mené des missions humanitaires, éducatives et sportives.

Concernant mon engagement politique, j’ai commencé à avoir une conscience politique vers l’âge de 16 ans. J’étais préoccupé par la dégradation de la Seine-Saint-Denis tant sur les problèmes de fond comme l’école, le chômage, la sécurité et les discriminations que sur la forme avec l’image du département. Durant mes années au lycée, je m’étais promis que j’essayerai d’agir au niveau politique.

Car la gestion d’une collectivité locale ou départementale devait passer forcément par l’engagement dans la vie politique. Surtout si on veut mettre en place des actions efficaces en conformité avec des valeurs qui nous sont chères.

Étant de gauche, j’ai décidé en 2011, à la suite de mon baccalauréat ES, de rejoindre le Parti socialiste (PS). Je voulais agir au niveau municipal à Saint-Denis. J’ai aussi espéré que l’élection de François Hollande en 2012 puisse opérer un revirement plus social et plus juste que la présidence Sarkozy.

J’ai été déçu par les 6 premiers mois du quinquennat Hollande et les magouilles en interne du PS au niveau local (parachutages etc.) ont eu raison de nous.

Ainsi, en sentant que le PS n’était plus un véritable parti de gauche en phase avec ses valeurs, nous avons créé le PSG (Parti socialiste de gauche) en 2013 avec des déçus du PS qui ne se reconnaissaient plus à travers des personnalités comme Manuel Valls. C’est un parti à part entière avec des bases plus saines qui regroupe pas mal de militants dans toute la France. Cette démarche a été visionnaire au vu de l’éclatement du PS en 2017.

Depuis, j’ai participé à la liste du PSG aux élections municipales de Saint-Denis où nous avons fait le score de 8%. Grâce à cela, nous avons aujourd’hui des élus en responsabilité à la mairie de Saint-Denis. J’ai été candidat suppléant à l’élection cantonale de 2015.

Aujourd’hui, je suis candidat suppléant de Jérôme SINPASEUTH aux élections législatives sur la 2ème circonscription de la Seine-Saint-Denis.

2- Pourquoi vous présentez-vous à cette élection législative ? D’où est venu ce déclic ?

Je pense que la Seine-Saint-Denis est un vivier de talents incommensurable. Notre jeunesse, souvent stigmatisée à tort, regorge de personnalités compétentes, ambitieuses et enclin au changement et à l’engagement.

C’est pour cela que j’ai accepté de constituer un ticket avec le candidat titulaire Jérôme SINPASEUTH (30 ans et fondateur de start-up) car nous incarnons cette génération peu médiatisée.

Je suis engagé en politique depuis cinq années au niveau local. Je me suis dit qu’il serait intéressant de résoudre les préoccupations des habitants de manière plus concrète. Ma petite expérience de terrain grâce à mes engagements associatifs m’a poussé naturellement à me porter candidat avec Jérôme aux élections législatives. Nous voulons donner un nouveau souffle au 93.

Par ailleurs, je suis heureux de voir que de plus en plus de jeunes s’inscrivent dans cette démarche dans d’autres circonscriptions.

Nous voulons aussi prouver que la vie politique n’est pas le fruit d’un monopole de professionnels de la politique. Beaucoup de jeunes s’intéressent à la politique mais leur voix est faiblement prise en compte. Nous souhaitons établir un écho positif avec notre candidature et tirer cette nouvelle génération vers le haut pour créer une nouvelle société encline aux droits fondamentaux notamment en matière d’éducation, de travail et de justice sociale.