Manon Monmirel, une jeune insoumise dans la 1ère circonscription de Seine-Saint-Denis (Epinay-sur-Seine, Saint-Ouen, Saint-Denis Sud, L’Ile-Saint-Denis)

  1. Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Manon Monmirel, j’ai 25 ans, je suis intermittente du spectacle en tant qu’assistante de production et de réalisation de documentaires. Je suis métisse franco-camerounaise et après avoir passé ma prime enfance à Pontoise, j’ai vécu de l’âge de 7 à 18 ans au Congo-Brazzaville avec toute ma famille. Je suis revenue en France pour faire des études de Lettres à la Sorbonne.

Mon engagement vient d’abord de mon éducation. J’ai été politisée très jeune par mes parents.

Ma mère, par exemple, m’a raconté très tôt l’Histoire de son pays, le Cameroun, et du continent africain globalement. Mes parents m’ont rapidement inclus dans leurs conversations politiques pendant les repas, et j’ai été éveillée à la conscience politique pendant l’adolescence notamment à cause des conditions sociales et politiques déplorables du Congo-Brazzaville… Mon goût pour la littérature a aussi favorisé mon engagement et mon adoration devant les textes de Montesquieu, Rousseau, Hugo, Zola…

  1. D’où vous êtes venus ce déclic ?

Tout a commencé au mois de novembre, quand je me suis inscrite sur la plateforme de la France Insoumise. Je fais partie de ces jeunes qui guettaient chaque « Revue de la semaine » publiée survie la chaîne YouTube de Jean-Luc Mélenchon ! J’ai pu le découvrir sous un autre angle que celui proposé par les médias en général. Bien sûr, le programme de l’Avenir En Commun a été un déclic. C’était la première fois que je me reconnaissais autant dans chaque proposition d’un programme et dans une ligne politique.

Par le passé, j’étais dégoûtée de la politique française et je m’étais abstenue aux premières élections Présidentielles auxquelles je pouvais voter, en 2012.

C’est aussi ça la force de la France Insoumise : avoir insufflé un espoir et un intérêt chez une jeune génération désengagée. Suite au 1er tour des élections Présidentielles, j’ai décidé de ne plus rester passive. Dès le lendemain, je me suis rendue dans une réunion d’un groupe d’appui France Insoumise, à Saint-Ouen. Je m’y suis sentie tout de suite à l’aise, j’avais enfin trouver l’endroit où je devais être et où je pouvais exprimer librement mes opinions politiques et sociétales.

Suite à une prise de parole, le candidat Éric Coquerel m’a proposé d’être sa suppléante.

J’ai d’abord hésité car de simple votante, je passais directement au stade de militante en tête d’affiche… Étant de nature casanière et discrète, j’ai eu peur de ne pas être à la hauteur. Finalement, je me suis lancée grâce aux encouragements de ma mère.

Me voilà aujourd’hui suppléante du candidat Éric Coquerel, investi par la France Insoumise, dans la 1ère circonscription de la Seine-Saint-Denis !