Ma critique sur « Musique Nègre » de Kery James

« Musique Nègre » nous plonge d’entrée dans cette France rance et raciste d’Henry de Lesquen (président de Radio Courtoisie). Ce son est le prolongement de « Lettre à la République » et de « Racailles » dans le sens où il appelle à l’éveil citoyen et la conscientisation des « nègres » et populaire (« depuis le bruit et l’odeur, je sens que je dérange la France »).

Kery James chante la douleur des noirs de France avec Lino d’Arsenik (groupe légendaire), le lyriciste bantou Youssoupha, et dans le clip, un cortège impressionnant de rappeurs, artistes, citoyens engagés (Almamy Mam Kanouté) pour les droits humains et les libertés publiques (« d’en bas c’est nous la France, négro, comme Alexandre Dumas »).

Kery n’est « pas calibrée pour la FM ». Il dit tout haut ce que la « rue » pense tout bas.

De la polémique sur la venue de Black M à Verdun, des propos de l’héritier de la marque Guerlain, en passant par les quotas ethniques mise en place par la fédération française de football (FFF) avec la bénédiction de Laurent Blanc (ex-sélectionneur de l’équipe de France et ex-entraineur du Paris Saint-Germain) et le clin d’œil sur les propos de Laurence Rossignol.

Nous pouvons remarquer que les personnages de « Musique Nègre » jouent sur les symboles historiques. Youssoupha est habillé en membre de l’Académie française, Laetitia Nonome (présidente de Zonzon 93) porte le numéro « 7053 » de prisonnière de Rosa Parks, nous avons des tirailleurs sénégalais ainsi qu’Orelsan (Peter Norman), Kery James (Tommie Smith), Youssoupha (John Carlos) rejouent la scène des Jeux Olympiques de 1968 à Mexico (Mexique) et plein d’autres références à trouver de cet excellent clip.

Pour ce son engagé, je vous recommande d’aller acheter l’album « Mouhammad Alix » dès le 30 septembre. Comme Kery James le dit si bien « On n’est pas condamné à l’échec ».