La vente de cannabis s’est révélée être un business très lucratif. A elle toute seule, elle aura rapportée 200 millions de dollars de taxes à l’état du Colorado (U.S.A) en 2016. Cette herbe verte aux substances psychoactives est devenue au cours des années très populaire dans le monde. De plus en plus de pays se décident à dépénaliser l’usage et la consommation de cannabis, le dernier en date étant le Canada.

En France, malgré l’une des législations les plus strictes d’Europe sur le sujet, 700 000 personnes fument quotidiennement du cannabis. La consommation est punie par la loi (en théorie) d’un an d’emprisonnement et 3750 euros d’amende. Quant au trafic, vous risquez une peine de 10 ans d’emprisonnement.

Pourtant de nombreuses boutiques de vente de cannabis s’implantent en France. Paris, Belfort, et Héricourt ont été les premiers. Altkirch, Belfort, Mulhouse et Strasbourg vont être les suivants à assister à l’ouverture de telles enseignes.

Alors comment ses boutiques peuvent-elles ouvrir leurs portes en France ?

En réalité, elles sont spécialisées dans la vente d’une herbe un peu particulière. Il s’agit d’un cannabis légal dont le psychotrope principal, le THC, est très peu présent. Il n’entraine donc pas de défonce, de yeux rouges ou de bad trip. En France, la législation autorise les produits dont la contenance en THC ne dépasse pas 0,2 %.

Cette plante aurait même des vertus thérapeutiques grâce au CBD qu’elle contient. Le CBD est un cannabinoïde qui soulagerait les inflammations et calmerait la douleur et les nausées.
Le CBD se consomme de différentes manières. On peut le fumer, le prendre en infusion ou le cuisiner. Il existe également des gels de massage, lotions au CBD.

La ministre de la santé annonce vouloir fermer ces coffee shop. Elle dénonce un « détournement du droit ». Elle souhaite retravailler la législation et « remettre de l’ordre dans tout ça ».