C’est le nouveau jouet technologique dont on parle en ce moment et qui fait beaucoup réagir : la puce que l’on implante sous la peau. De la taille d’un grain de riz, elle s’implante entre le pouce et l’index et coûte environ 100 euros. Depuis 30 ans, on cherche à rendre réel cet objet aux premiers abords assez futuriste.

Cette puce fut testée en 2015 en Suisse dans l’entreprise Epicenter, par des salariés volontaires, ainsi qu’en Belgique cette année à Maline, dans la société Newfusion. Le but de cette puce est de remplacer les badges pour les portes, ainsi que les imprimantes, les distributeurs et autres. Mais les chercheurs veulent pouvoir remplacer les papiers d’identités, d’assurances, la carte de crédit, mais également pouvoir voir le groupe sanguin de chaque individu à travers ce petit objet. D’un côté, elles peuvent servir dans le domaine médical comme aux États-Unis, où un homme paraplégique de 34 ans s’est fait implanté une puce dans son cerveau et a pu contrôler un bras robotisé grâce à son mental. Mais de l’autre il y a des utilisations abusives, comme Paypal qui voudrait créer une gélule que l’on ingère et qui évite de taper des mots de passe.

Selon MarketWatch, le marché des biopuces devraient attendre 11,8 milliard de dollars en 2018, allant des nanorobots qui soignent les maladies aux biomarqueurs pouvant analyser en permanence la qualité de notre sang, comme l’a annoncé l’entreprise Besense.co.

Nous savons cependant que ce n’est qu’un début, que d’autres programmes vont s’ajouter. Malgré le fait que nous sommes déjà en surveillance permanente avec les téléphones et les ordinateurs, les puces seront la fin totale de notre liberté et notre vie privée. De plus, le fait d’implanter un objet électronique dans le corps humain nous réduit totalement à l’état d’objet, et non d’homme. Alexis Deswaef, président de la ligue des Droits de l’Homme qualifie la puce comme un « réel danger » : « On flique dorénavant les employés au plus profond de leur chair. C’est un outil de contrôle total. On peut savoir à quelle heure l’employé a commencé son service, quand celui-ci a pris sa pause cigarette.On analysera ensuite s’il est assez productif ? Que fera-t-on de cette collecte de données ? Dans le futur, braderons-nous un peu plus nos droits à la vie privée pour plus de sécurité ou de confort ? »

Pour l’instant son usage est expérimental, mais elle se propage dans plusieurs entreprises en Europe, assurant sa place dans la vie quotidienne de l’Homme, faisant ses preuves pour mieux convaincre les autres de l’adopter pleinement.

 

La puce peut être bénéfique dans certains cas comme pour la médecine, mais vous et moi, nous savons qu’ils vont élargir les programmes des puces pour la remplacer par bons nombres d’objets que nous utilisons au quotidien, nous rendons donc un peu plus esclave de la technologie, du progrès, de l’argent, nous rendant presque robots, au détriment de notre liberté, de notre vie privée, nous poussant d’avantage dans un cercle infernal de consommation.