Léa Tytéca candidate (PCF) dans les Pyrénées-Orientales (Millas, Mont-Louis, Olette, Perpignan, Prades, Saillagouse, Saint-Estève, Vinça)

– Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Léa Tytéca, j’ai 20 ans et j’étudie la philosophie à Montpellier. Pour autant, j’habite depuis toujours dans les Pyrénées-Orientales, dans la circonscription où je me présente, la 3ème. Dans mon lycée, j’étais responsable de l’UNL (Union Nationale Lycéenne) auprès de ma meilleure amie, alors socialiste.

J’ai découvert que j’aimais militer, c’est pourquoi en sortant du lycée, j’ai décidé de m’engager dans une organisation politique de jeunesse et après réflexion, j’ai choisi la Jeunesse Communiste, en particulier pour l’ambiance fraternelle qui s’en dégageait.

Je me revendiquais déjà féministe, écologiste et anti-raciste, même si ma formation politique à ce propos était encore balbutiante – j’ai trouvé dans cette organisation des clés pour préciser et argumenter mon engagement, et surtout une réflexion marxiste sur le travail qui changea tout dans ma façon de voir le monde.

A la fac, je milite pour l’UEC (Union des Etudiants Communistes) sur la proposition du salaire étudiant mais aussi pour le féminisme et la pensée marxiste, en organisant des conférences avec des personnalités connues à gauche (Bernard Friot, Claude Mazauric…).

J’ai été élue responsable nationale, d’abord dans le groupe de réflexion marxiste, ensuite dans le féministe. J’ai décidé de passer le cap partisan à peu près au même moment, en adhérant au PCF (Parti Communiste Français). Aujourd’hui je suis fière d’avoir été choisie par mes camarades localement ; j’ai le désir de réincarner à la fois le renouveau en politique et avec lui notre mot d’ordre « Faisons entrer le peuple à l’Assemblée Nationale ».

– Pourquoi êtes-vous candidate aux législatives ?

On me dit que je suis jeune pour me présenter, on me colle l’étiquette de l’immaturité parfois. Je répond surtout que je ne compte pas attendre pour m’engager. Le monde appartient à ceux et celles qui se lèvent tôt, et je compte bien en faire partie. Parce que nous en avons été trop longtemps privé.

Bien sûr, ce sera difficile ; il faut du courage et de la persévérance, mais je m’en sens capable parce que je ne suis pas seule et que j’ai appris auprès de mes camarades la fraternité, la solidarité, la fierté de n’être personne mais de devenir quelqu’un-e ensemble.

Ce n’est pas un déclic : c’est une prise de conscience progressive de l’état général du monde, avec la volonté de le changer. Il y a urgence, qu’elle soit écologique et/ou sociale. Il est nécessaire aujourd’hui de construire une alternative solide et légitime de progrès social tenant enfin compte de l’intérêt commun. J’appelle ça le communisme.

Mais je connais le rapport de force rude qu’on subit à gauche, et on ne pourra pas atteindre la victoire sans adopter une position rassembleuse. C’est notre choix et notre espoir, qu’on porte depuis des mois dans le cadre de ces élections – qu’elles soient présidentielles ou législatives.

Malheureusement, c’est à une fin de non-recevoir de la part de nos allié-e-s de la France Insoumise que l’on a dû se résoudre. Mais je garde toujours cette idée à l’esprit, car je ne me présente pas pour moi mais pour nous, aussi seul compte à mes yeux l’intérêt de chacun-e, l’intérêt de tou-te-s.

Le projet de Marx dans le Manifeste du Parti Communiste « de chacun selon ses besoins, à chacun selon ses moyens » est une réalité belle, fédératrice car possible et légitime, qu’il s’agit d’appliquer dès à présent. Pour ces élections, et au delà : jusqu’à l’aboutissement, jusqu’à la victoire.