Le 14 Mars 2018, Stephen Hawking nous quittait. Professeur de l’Université de Cambridge, à 76 ans, il était considéré comme l’un des plus brillants esprits de notre temps. Physicien théoricien atteint de la maladie de Charcot, auteur d’Une brève histoire du temps, ses travaux sont un héritage exceptionnel pour l’humanité. Exceptionnel et bouleversant. Parmi toutes ses théories, Stephen Hawking était persuadé que l’Homme devait quitter la Terre au plus tôt… Au risque de s’éteindre.

Pour ce scientifique émérite, il ne nous reste plus qu’un demi-millénaire pour nous préparer au voyage interstellaire, avant que la Terre ne se transforme en « une grosse boule de feu ». Le pronostic de la Terre est sans appel : entre les crises démographiques et économiques, à la fois causes et conséquences des crises écologiques, biologiques, énergétiques… L’humanité semble s’être enfermée dans un cercle vicieux, où pour chaque pas en avant, elle en fait deux en arrière. Dans un article de Novembre 2017 du journal britannique The Sun, les paroles de Stephen Hawking se veulent alarmantes : il devient impératif de nous préparer au grand départ, si on ne veut pas tout bonnement disparaître de la surface de l’Univers. « S’étendre peut être la seule chose qui nous sauve de nous-mêmes ».

Rassurant, n’est-ce pas ? Mais l’avenir de l’Homme n’est pas si pessimiste qu’il n’y paraît. Pour nous préparer à l’inévitable long voyage, le scientifique a déjà participé à de nombreuses initiatives. Il soutenait Breakthrough Initiative, qui subventionne le programme Seti d’écoute de signaux radio extraterrestres. Stephen Hawking allait même plus loin avec le projet Breakthrough Starshot, qui a pour but d’envoyer des nanosondes par des lasers jusqu’à Proxima du Centaure, l’étoile la plus proche de nous. En propulsant ces nanosondes, on atteindrait une vitesse équivalente à 20% de la vitesse de la lumière ! Vous vous demandez ce que veut dire ce charabia ? Tout simplement que si ces essais réussissent, nous parviendrons à dépasser la contrainte du temps passé lors d’un voyage conventionnel. On passerait d’un voyage de plusieurs centaines d’années à juste trois ou quatre décennies dans l’espace !

Autant de théories qui ressemblent plus à de la science fiction qu’à la réalité. Pourtant, Stephen Hawking rêvait de voir l’humanité devenir exploratrice de l’Univers, pas seulement pour l’image romanesque que cela génère, mais avant tout pour sa survie. « L’intelligence, c’est l’habilité à s’adapter au changement », disait-il. Le plus grand des changements se profile devant nous. Stephen Hawking n’est plus, c’est maintenant à nous de lui rendre hommage en menant ce changement à bien.

Sources : futura-sciences.com

thesun.co.uk

Crédits photos : Jim Campbell/Aero-News Network

Lucas Jackson/Reuters

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