Mission santé oblige, il était inévitable de parler de concept de santé à travers nos communes sans parler d’un cas tout particulier qui a retenu notre attention : Strasbourg.

Strasbourg fait parti en France des modèles en matière de sport santé. Non pas pour ses 5 millions d’usagers annuels utilisant son grand parc sportif composé de par exemple 66 gymnases et 34 stages regroupant 62 terrains ou son pôle France (CREPS de Strasbourg), mais pour ses initiatives sportive et de santé. Elle est en effet la première ville française à lancer une phase d’expérimentation d’un concept liant sport et santé.

« Le sport santé sur Ordonnance » est un dispositif innovant que Strasbourg a mis en place depuis novembre 2012. Le principe est simple : favoriser la pratique d’une activité sportive régulière, adaptée à l’état de santé des maladies chroniques dans le but de réduire les inégalités sociales et territoriales de santé. La charte d’engagement « Sport-santé sur ordonnance » a été signée par plus de 170 médecins. Le dispositif permet alors aux médecins recevant des malades avec des pathologies particulières (maladie cardiovasculaire, obésité, diabète, etc.) et selon son diagnostic de leur prescrire une activité physique sous la première forme d’une ordonnance.

Puis, le patient se dirige avec son ordonnance ver l’équipe d’éducateurs sportifs de l’Eurométropole de Strasbourg. Dès lors, le patient est pris en charge par un éducateur qui va orienter ce dernier vers une activité physique adaptée en fonction des avertissements du médecin, d’une évaluation des habitudes sportives du patient et de sa sédentarité.

Ainsi, le patient bénéficie d’un suivi régulier par les éducateurs sportifs ainsi que par un médecin coordinateur des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg ayant un suivi médical. Éducateurs et médecins travaillent étroitement dans l’intérêt du patient.

Les pathologies visées par le dispositif sont strictement définies : les maladies cardiovasculaires stabilisées, l’hypertension artérielle, l’obésité, le diabète type 2, et le cancer du sein ou du colon en rémission depuis 6 mois. D’après les chiffres fournis par les services de la Ville de Strasbourg, le programme a touché 70% de femmes sur plus de 800 personnes. Les actifs sont minoritaires (42%), les autres malades étant soit retraités ou sans emploi.