L’époque Moderne montre un intérêt important à l’homme. Une vision humaniste qui retourne à l’antique afin de replacer l’homme au centre de toutes choses. Cette époque riche en découverte et connaissance se tourne vers l’invisible pour comprendre le visible.

Afin de comprendre l’homme ils vont l’étudier dans un premier temps de l’extérieur, puis dans un deuxième temps de l’intérieur. Des grands scientifiques vont bouleverser les connaissances afin de confirmer la place de l’homme au centre du monde.

Ces hommes, par leurs traités, vont révolutionner l’époque moderne et vont rompre avec l’antiquité.

Mon propos s’articulera en trois grandes parties qui vont permettre de montrer l’état des connaissances à l’époque médiévale, les premières recherches qui ont permis de saisir l’homme dans toute sa complexité ainsi que l’approfondissement de ses connaissances.

Tout en traitant l’aspect scientifique, mon propos se tournera également sur l’apport de ces avancées dans l’art.

 

 Héritage des connaissances

 Connaissance médiévale

Les hommes du Moyen-Age avaient pour fondement des fragments de la science médicale antique. Néanmoins, certains ouvrage ont vu le jour à cette époque. Au XIIe siècle en effet, un ouvrage, le De aegritudinum curatione (De la guérison des maladies) et une immense encyclopédie de cent soixante-treize chapitres attribuée à Cophon l’Ancien sont écrits, mais les textes date certainement de plusieurs époques.

Cet ouvrage était utilisé dans les écoles connues au XIIe siècle comme le « grand livre de cours ».

 

 Interprétation Médiévale

La connaissance de l’anatomie de l’homme était encore très mal connue. Malgré des pratiques de dissection illicite, la représentation en image de ces essais reste très schématique.

Pour que la recherche avance et que les hommes puissent enfin observer de près le corps il faut attendre 1436, date à laquelle les chirurgiens « approuvés comme il convient » se voyaient attribuer le titre de scholares et de  toutes les franchises et libertés et de « tous les privilèges de l’Université »

 Les premières recherches

Les représentations de Léonard de Vinci (1452 – 1519)

Parmi ses multiples travaux, Léonard de Vinci montre un immense travail d’investigation et d’information. Ses dessins possèdent une précision scientifique remarquable. Son travail permet des œuvres qui allaient permettre une meilleure connaissance du corps humain. Le souci du détail apparait très significatif des efforts faits par les peintres de la Renaissances pour matérialiser le corps humain.

Ici l’artiste reprend les directives de Léonard de Vinci mais reproduit néanmoins à la perfection l’anatomie de l’être humain.

 L’anatomie selon Vésale (1514 – 1564)

En 1543, André Vésale publia son ouvrage monumental De corporis humani fabrica libri septem, ce traité devait devenir une base essentielle pour les progrès de la science. Vésale a bouleversé tout la doctrine anatomique qui était bloqué par les théories de Galien. Il est le premier à s’affranchir de l’Antiquité et devient  le véritable fondateur de l’anatomie moderne.

 

Bernard Siegfried Albinus (1697 – 1770) dans son traité Tabulae sceleti et musculorum corporis humani, à Leyde en 1749. Il n’est pas loin de Vésale avec plus de détails, Vésale laisse donc une trace importante à ses successeurs  près de deux siècles plus tard.

 

Approfondissement des connaissances

 Ambroise paré et la chirurgie (1510 – 1590)

Il est considéré comme le « père de la chirurgie moderne ». Son expérience sur les champs de bataille lui permet de voir le corps humain d’un autre point de vue. C’est grâce à cette expérience qu’il va publier plusieurs ouvrage, son premier en 1545, La manière de traiter les plaies faites par arquebuses et autre bâtons à feu. En 1561, par La méthode curative des plaies et fractures de la tête humaine. Et aussi en 1564, des Dix livres de la chirurgie avec le magasin des instruments nécessaires à icelle.

Il révolutionne à la fois les techniques et les outils liés à la pratique de la chirurgie, il révolutionne les méthodes chirurgicales de l’époque.

 

L’apport de Descartes (1596 -1650)

 

Descartes va plus loin, en effet il va découvrir et approfondir la circulation du sang grâce aux travaux d’un médecin britannique William Harvey (1578 – 1657). Grâce à des dessins du cœur, il décrit alors ce qu’il appelle la « disposition des organes », proche des travaux de son contemporain. Il prend comme exemple pour expliquer son propos le système circulatoire du cœur, et l’expulsion du sang dans celui-ci. Pour lui, la découverte de la circulation du sang ne doit pas faire l’objet d’une description des organes que composent le corps humain, Descartes inscrit cette découverte dans « un contexte mécaniste strict ».

 

Jacques Fabien Gauthier d’Agoty (1717 – 1785) assisté par Jacques-François-Marie Duverney (1661 – 1748) et Antoine Mertrud (mort en 1767), on réalisé des planches représentant l’Anatomie générale des viscères en situation en 1752. Il représente ainsi la circulation du sang  avec les veines et les artères, il suit les travaux de Descartes un siècle après  celui-ci.