Il y a 10 ans, on a vu apparaître au Japon le concept de jeux d’évasions « Escape Game » mais ce n’est qu’en 2015 que ce modèle a été importé en France. Ce phénomène a néanmoins pris beaucoup d’ampleur en seulement deux années, car on peut aujourd’hui accéder à ce loisir dans toutes les grandes villes françaises.

Le jeu consiste la plupart du temps à parvenir à s’échapper d’une pièce dans une durée limitée et se pratique principalement en groupe de plusieurs personnes. Les joueurs doivent chercher des indices disséminés dans une pièce, puis les combiner entre eux pour pouvoir avancer dans l’énigme et sortir de la pièce.

Il existe maintenant plus de 300 enseignes référencées en France, il est donc difficile de se démarquer.

C’est Alexis, l’un des gérants de l’escape game « The Little Red Door », qui va répondre à quelques unes de nos questions.

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Qu’est-ce qui vous a amené à travailler dans le milieu de l’escape game ?

Je ne connaissais pas du tout ce concept lorsque j’ai passé mon entretien pour devenir gamemaster dans un escape game à Lyon. J’y ai travaillé pendant environ deux années avec un ami de l’école de cinéma. De par notre formation initiale, nous avions de multiples idées auxquelles nous ne pouvions donner suite. C’est là qu’un ami sortant de sa formation en marketing a proposé de partager ses connaissances et nous aider à développer notre propre affaire.
Nous avons ainsi fondé « The Little Red Door » qui a ouvert en avril dernier. Nous sommes à présent une équipe de neuf personnes.

Vous êtes le dernier escape game à s’être implanté à Strasbourg, comment avez-vous fait pour vous démarquer de ceux déjà présents ?

Comme dit précédemment nous avons étudié le cinéma et toutes ces références accumulées nous ont permis de mettre l’accent sur les scénarios de nos deux rooms. Nous avons focalisé nos scénarios surtout sur les énigmes et moins sur les cadenas comme on pourrait on trouver dans d’autres escape game.
La première, « Le dernier casse », est faite pour les groupes de 4 à 8 personnes, les joueurs sont séparés en deux groupes et doivent coopérer dans le but de voler le plus de lingots avant que la police n’arrive. La deuxième, « Ghost : Chasseurs de Fantômes », sera plutôt pour des groupes de 3 à 7 joueurs, l’objectif est d’attraper le fantôme qui hante le manoir.

Vous êtes maintenant installés depuis six mois, que pensent les joueurs de votre escape game ?

Les retours sont très positifs et cela nous fait beaucoup plaisir. Nous espérons d’aussi bons retours sur notre prochaine salle qui ouvrira en début d’année prochaine !

En parlant du public, qui sont ces joueurs justement ? Sont-ils principalement des « geeks » ?

Non, bien sûr que non, il est vrai que les escapes games sont avant tout issus des jeux vidéos mais nous avons affaire à un public très large.

Et tout le monde réussit ?

Le taux de réussite est de 50% pour mais j’estime que nos rooms ne sont pas trop compliquées comparé à certaines que j’ai déjà faites. Certains « experts » viennent justement avec le nombre minimum de personnes pour augmenter la difficulté. L’expérience acquise au fil des escapes games se reflète à travers une meilleure organisation et une meilleure communication mais face aux énigmes je pense que chacun a une logique différente, pour certains des énigmes vont paraître évidentes et pour d’autres elles seront plus complexes.

 

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Si vous êtes amateur d’énigmes, de jeux de logiques, de jeux de coopération, et même de cinéma ! Je vous invite vivement à relever le challenge de « The Little Red Door ».

Pour cela, vous pouvez réservez directement sur leur site : http://thelittlereddoor.fr/

Je vous invite également à jeter un coup d’oeil aux autres escapes games de Strasbourg :

A Maze In : http://a-maze-in.com/#home

Escape Yourself : https://www.escapeyourselfstrasbourg.fr/

Dooz Escape : https://www.doozescape.com/