Ce terme, qui est la combinaison des mots anglais « no » et « shampoo », est le nom que porte ce mouvement qui prône l’utilisation de méthodes de lavage capillaire alternatives aux shampoings industriels. Mais qui a eu un jour cette idée saugrenue que de vouloir arrêter d’utiliser un produit aussi basique et pratique que le shampoing ?

 

Pourquoi certains ont-ils décidé de bouder les shampoings de grande surface ?

 

Alors certes, on est maintenant tellement habitués à acheter des produits tout faits sans vraiment se demander ce qu’ils contiennent, dans quelles conditions ils sont fabriqués et testés, l’éthique globale de la marque… Que cela peut paraître bizarre et stupide de vouloir changer ses habitudes puisque bon, ces produits de grande surface font assez bien leur job non ? Mais lorsque l’on regarde de plus près la liste INCI qui contient les ingrédients présents dans le produit (qui ressemble d’ailleurs plus à du charabia qu’autre chose, nous sommes d’accord sur ce point), on remarque que les ingrédients présents en plus grande quantité dans les produits ne sont pas si gentils que ça

en deuxième place: « saudium laureth sulfate »

avec notre cuir chevelu. Surtout en ce qui concerne les tensio-actifs comme les sulfates, qui sont dérivés du souffre.  Si vous vous amusez à lire la liste INCI de votre shampoing, il ne serait pas surprenant de votre apparaître en deuxième position des noms comme sodium laureth sulfate (le plus commun), ammonium lauryl sulfate ou encore sodium lauryl sulfate. Les raisons pour lesquelles on les trouve partout sont simples : ils sont peu chers, moussent et lavent bien. Et Dieu sait que l’on aime quand ça mousse bien et qu’on a vraiment l’impression d’être tout propre. Mais leur efficacité détergente est telle qu’elle en devient agressive pour la peau et risque de causer des problèmes comme l’apparition de pellicules, ou encore de favoriser l’apparition de maladies dermatologiques comme l’eczéma. D’un autre côté, lorsqu’on nous promet un super shampoing à l’extrait d’huile de perle rare, on se rend compte en regardant bien que l’ingrédient se trouve à la toute fin de la liste, ce qui signifie donc qu’il est présent en quantité ridicule par rapport à l’agent détergent, ce qui contrebalance peu son effet desséchant.

Alors comment font-ils pour se laver les cheveux ?

 

Décider de ne pas utiliser de shampoing industriel n’est pas synonyme de refus total d’hygiène capillaire.  C’est un choix d’éthique, un engagement en faveur de l’environnement et pour son propre corps. Il existe une multitude d’alternatives qui permettent de garder une crinière forte et brillante tout en se passant de produits industriels. La première méthode qui a fait connaître ce mouvement consiste à se laver les cheveux avec du bicarbonate de soude, puis d’utiliser une eau de rinçage agrémentée de vinaigre de cidre afin d’équilibrer le PH de la peau. Elle est très bien expliquée sur cet article, qui a par ailleurs grandement aidé le mouvement à se faire connaître dans la sphère francophone. Mais il est possible d’utiliser un tas d’autres ingrédients : les œufs (oui oui ce n’est pas une blague), des poudres, des noix… ou même juste de l’eau. Si vous êtes curieux, je v

Produit non-testé sur les animaux

ous invite à survoler les liens précédents pour vous faire vos propres avis selon de vrais témoignages. Des groupes ont été aussi crées sur Facebook pour permettre aux personnes adeptes du no-poo d’échanger leurs techniques ou encore d’aider ceux qui souhaiteraient se lancer. Sinon, il existe bien sûr des alternatives moins « extrêmes ». Vous pouvez par exemple vérifier les ingrédients que contiennent les produits que vous achetez afin de vous assurer

qu’ils ne sont pas trop nocifs pour votre peau (ou l’environnement), ou vous pouvez vous diriger vers des marques qui portent des labels. Voici un tableau comparatif des différents labels qui existent en cosmétique bio.