Le mois dernier se tenait la sixième édition du festival «photoreporter» dans la baie de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor). Des photographes du monde entier présentent le quotidien d’individus à travers le monde.

Cette année les onze photo-reporters sélectionnés ont raconté « comment des individus, à travers le monde, relèvent les défis quotidiens de nos sociétés marquées par l’incertitude mais aussi le renouveau ».

L’édition 2017 a ainsi jeté son ancre au port du Légué, dans la baie de Saint-Brieuc, au cœur d’une ancienne friche industrielle rénovée en un espace atypique : le Carré Rosengart.

Un espace culturel et commercial moulé dans un esprit loft. De très belles photos y sont exposées et apportent la sensibilité du photographe sur des faits sociologiques à différents endroit du monde. Cela permet aux visiteurs d’ouvrir les yeux sur certaines réalités de notre monde.

Le thème de cette année était « unrest » qui signifie « troubles, agitations », c’est pour cela que l’on a pu y retrouver des thèmes de reportages photos montrant divers sujets de société comme l’immigration, la pauvreté, la monoparentalité, mais aussi les manifestations anti-Trump.

Par exemple, pour l’exposition extérieure, le photographe John Trotter, présente ses photographies sur les manifestations anti Donald Trump aux Etats-Unis. Son œuvre est intitulée « Trumpistan : La résistance ». Ses photos montrent l’imagination des opposants à Trump, qui s’expriment notamment à travers des slogans et des masques. 

Le photoreporter Massimo Berruti, quant à lui, révèle les inquiétudes et interrogations concernant les effet des champs électromagnétiques sur notre santé. Afin de montrer les inquiétudes et la vie des électrosensibles, il s’est rendu à Green Bank, une « zone blanche » aux Etats-Unis. 

Green Bank est un site très étrange où les grandes oreilles qui écoutent l’univers interdisent toutes perturbations électromagnétiques à proximité. En effet, le site héberge le plus grand radiotélescope du monde, et cet observatoire est donc installé au centre d’une zone de silence radio. Ainsi les électro-sensibles y vivent très simplement, sans être perturbés par les ondes, tout en côtoyant la hight-tech.

Certaines de ses photographies, permettent de prendre un peu plus conscience de l’évolution de notre société. En effet, ce genre d’exposition nous permet de réfléchir, de méditer, mais aussi de se questionner sur le rôle que l’on peut jouer dans la société.

Le festival cherche à faire réagir le public, à engager des échanges, des débats sur des événements ou des faits souvent méconnus. Les sujets de société y sont présentés sous un angle de vue original à travers de très belles photographies. Effectivement, il s’attache à parler du monde en mutation, toutefois certains lui reprochent d’être un peu trop noir, voir même déprimant. La co-directrice de cet événement répond dans un journal local qu’elle prend note de ces remarques pour les prochaines éditions, bien que les photoreporters n’ont pas pour but de montrer un « monde de bisounours », mais la réalité de notre société.

Pour la septième édition, l’équipe envisage peut être de nouveaux lieux d’exposition, en investissant les quartiers de la ville afin d’aller à la rencontre du public.

Si vous êtes un peu curieux et si vous avez manqué celle-ci, alors rendez-vous à la prochaine édition, ou alors au Carré Rosengart pour d’autres expositions. Suite à sa rénovation et avec sa vue imprenable sur les quais du port du Légué, ce lieu est devenu l’un des pôles d’activité économique de la baie, notamment grâce à des espaces consacrés aux activités culturelles et commerciales, que vous pourrez donc découvrir et admirer.