Internet est un vaste réseau, dont nous utilisons en moyenne 5% de la plateforme. Mais il y a la partie immergée de l’iceberg : le dark web ou deep web. Tout le monde en a entendu parler, mais peu s’y risque à l’explorer. L’accès est difficile et contrôlé par la police, mais une fois qu’on y entre, on y trouve toute sorte de chose, voire d’horreur. Pédophilie, vente d’armes, de drogues, meurtres, viols, tueurs à gages, financement de groupes terroristes, bref une palette surprenante de tous les vices de l’humanité. Pourquoi a-t-il été créé? Que peut-on y trouver ?

 

Le but premier : avoir un lieu où communiquer en secret…

Le Dark Web fut créé pour que les dissidents chinois puissent communiquer entre eux sans pouvoir être identifiés, mais aussi avec le reste du monde. Ils partageaient des informations à travers le web sans aucun risque pour leurs sécurités. Il contribua également au « Printemps Arabe », qui était une révolution dans certains pays arabiques, puisque les opposants des régimes des différents pays ont pu communiquer la situation de leurs pays et diffuser divers plans d’actions. Le Dark Web avait donc au début une utilité purement politique, mais aucun commerce illégal ne s’y trouvait. Bien évidemment, l’idée d’une partie secrète d’internet, sans pouvoir être traçable, a finit par attirer toute sorte de gens avec des idées nettement moins convenable.

 

Le dark net : le lieu de prédilection de l’illégalité

Les premiers à transformer le dark web en lieu de vente étaient les FARC (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie) qui ont su trouver à cette partie immergée de l’iceberg différents intérêts : ils pouvaient communiquer entre eux, mais aussi vendre leurs drogues. Ainsi donc, un véritable marché illégal s’est répandu sur tout le web, avec des objets de ventes qui se sont diversifiées avec le temps malheureusement. Comment y accéder ? Il suffit de télécharger le logiciel Tor (qui est gratuit) ou Freenet, de l’ouvrir, et de lancer une connexion, et vous atterrissez dans ce bric-à-brac de forums, d’articles, de sites de vente, de sites en ligne, de personnes proposant divers services. Bien évidemment, une fois dessus, il faut faire très attention aux articles que l’on ouvre, qui peuvent être surveillés par la police, qui vous envoie, si jamais vous décider de regarder un site surveillé, un message de mise en garde du style « Le site auquel vous avez essayé d’accéder diffuse un contenu pédophile. Une erreur est une erreur, mais n’essayez pas de revenir, cet avertissement a été enregistré. ». La police a mit en place différents pièges et sites surveillés qui, lorsqu’ils sont consultés, envoie directement un message qui vous fera repérer. Certaines pages ne s’ouvrent pas non plus, car elles sont plus difficiles d’accès que d’autres, il faut parfois aussi se connecter sur la page à une date et une heure précise pour y accéder. Les sites du dark web se terminent tous par .onion .

 

La galerie des horreurs 2.0

Que trouve-t-on sur le Dark net? Tout d’abord le Hidden Wiki (Wikipédia version illégal) avec ventes de drogues et d’armes. On trouve ailleurs des sites pédophiles, zoophiles, nécrophiles, mais aussi vente d’organes, trafic d’hommes, de femmes, d’enfants, d’esclaves (sexuels ou pas), de faux papiers d’identités, de passeports, de diplômes, de cassettes relatant des meurtres ou des viols. Il y a aussi divers forums bien glauques comme « Suicide sans douleur » où un internaute demande des conseils, ou encore des vidéos de viols sur des femmes, ou des enfants.

Pour 20 000 dollars, on peut également entre autre, louer les services d’un ancien soldat de l’armée américaine  pour qu’il tue la personne qui vous gêne « sauf femmes enceintes ». On peut aussi couper la communication internet de quelqu’un et/ou le mettre sous écoute. On trouve également des sites de vidéos et chat en ligne où l’on voit diverses personnes prisonnières, et on choisit qui on veut tuer ou torturer, et comment, et l’homme qui les retient s’exécute. On peut également financer en tout anonymat des groupes terroristes divers. Bref, un véritable lieu d’expression pour toutes les personnes ayant des délires morbides ou criminels.

Comment payer sans se faire tracer ? Le Dark Web a sa propre monnaie, le Bitcoins, une monnaie 100% virtuelle développée par un japonais appelé Satoshi Nakamoto.

Crédit photo: http://www.journaldugeek.com/2017/03/04/le-bitcoin-vaut-plus-cher-que-lor/

 

La police tente tant bien que mal de faire fermer un grand nombre de sites, en essayant d’attraper en même temps les gérants des divers sites. L’une des arrestations les plus célèbres était celle de Ross Ulbricht, créateur du site Silk Road, site de vente de drogues diverses. Plus récemment, le FBI a arrêté deux utilisateurs d’un site impliqué dans des violences sexuelles sur enfant, preuve que le Dark Web commence à fléchir face aux nouvelles technologies mises en place par/pour les forces de l’ordre afin de lutter contre la folie humaine.