A l’occasion de la journée de la lutte contre l’homophobie, j’ai décidé de faire un article sur un groupe de guerriers peu connus, les amazones version masculin, le « Bataillon sacré » de la ville de Thèbes. Ce groupe était composé de 300 hommes qui étaient en couple, donc 150 couples, qui livraient bataille dans plusieurs régions. Il fut créé en 376 avant J.-C., apparemment par Epaminondas et son ami d’enfance Pélopidas et fut mené par le général Gorgidas. Les soldats se sont répartis en premier lieu le long de la ligne de bataille thébaine qui servait à renforcer la résolution des autres soldats, jusqu’à ce qu’ils se fassent distinguer à Tégyres, où ils devinrent la garde personnelle de Pélopidas.

Ils avaient une technique d’attaque unique à l’époque, dont l’idée est venu d’Epaminondas et appelée la phalange oblique : ils attaquaient par le côté gauche, et non le côté droit, qui était la seule technique de combat à l’époque. Pendant plus de sept ans, ils remportèrent chaque bataille, les propulsant dans la célébrité partout en Grèce et en Macédoine. Puis Pélopidas mourra, suivi d’Epaminondas deux ans plus tard, ce qui devait amener la fin du groupe, sauf que ces soldats voulurent continuer à combattre malgré tout.

 

Les guerriers furent tués en 338 avant J.-C. par le célèbre roi Macédonien Philippe II et son fils Alexandre le Grand à la bataille de Chéronée, ce dernier fut d’ailleurs formé par Epaminondas. Philippe II étant bisexuel comme son fils, il respectait beaucoup cette armée d’hommes, et ignorait qu’ils combattaient ceux qu’il admirait, et une fois qu’il le su, il regretta énormément son geste. Plutarque nous parle de ce moment où le roi macédonien prit conscience de son erreur : « Il éclata en sanglot et déclara : si quelqu’un pense que ces hommes avaient commis quelque chose de honteux, qu’il meurt misérable ». Cette armée d’hommes exceptionnels étaient des guerriers redoutables, courageux, et furent respectés et admirés par les Thébains, fiers de leur parcours. Les soldats furent enterrés plusieurs jours après la bataille dans une sépulture collective, surmonté d’un lion en pierre