La semaine dernière, le Lundi 18 Juin 2018, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a officiellement classé l’addiction aux jeux vidéos comme une maladie à part entière. En plus de cette classification, le texte précise les caractéristiques de ce trouble encore incompris.

L’addiction aux jeux vidéos, c’est-à-dire « l’utilisation persistante ou récurrente des jeux vidéo, à la fois en ligne et hors ligne », est donc définie selon trois principes : mauvais contrôle de son rapport aux jeux vidéos, priorité donnée aux jeux vidéo sur les autres activités et pour finir intensification de l’activité malgré les conséquences négatives. Cette maladie, caractérisée comme faisant partie de la catégorie « trouble mental », permet enfin aux joueurs compulsifs de bénéficier de soins appropriés. Par ailleurs, il est précisé que l’addiction aux jeux vidéos ne touche qu’une minorité des quelque 2,5 milliards de joueurs dans le monde.

Cependant, tout le monde n’est pas d’accord avec la classification de l’OMS. Le psychologue et spécialiste des jeux vidéos Yann Leroux a notamment déclaré sur Twitter que la définition de l’organisation était « vague, ce qui réduit la précision et la fiabilité du diagnostic ». Il ajoute également que les conséquences de cette déclaration seront négatives, puisqu’elle « médicalise la normalité et les comportements » et entraîne un « surtraitement et une stigmatisation ». Quant à Michael Gallagher, le directeur général de l’Entertainment Software Association, il a affirmé que ce processus de l’ OMS « manquait de fondement scientifique ».

Une décision qui divise la communauté des joueurs mais qui a au moins l’intérêt de soulever le débat. Affaire à suivre dans les années à venir !