« Notre liberté est menacée par le besoin de sécurité et la sécurité elle-même est menacée par le souci obsédant qu’on en a. » Norbert Bensaïd 

3 mots de l’ordre m’en viennent en tête : « Prévention, Répression et Solidarité » comme le disait Gilbert Bonnemaison (maire bâtisseur d’Épinay sur Seine) dans son rapport que tout bon étudiant en sociologie a lu !

En effet, pour faire société et rétablir le lien entre la population et ses forces de police notamment dans nos quartiers délaissés. Nous avons dans notre Ville un conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) ainsi que des cellules de veille c’est une bonne chose.

Nos Écoles de la République doivent davantage jouer son rôle préventif d’éducation à la citoyenneté, à la laïcité, à la tolérance, au respect des autres, des règles communes et de notre environnement.

Car nous avons eu des incidents dans les différents établissements de la Ville (l’exemple du lycée Jacques Feyder) et des violences inter-quartier impliquant des mineurs et d’autres villes voisines notamment. Il faut revaloriser notre appareil de prévention et de protection de l’enfance et de la jeunesse pour prévenir les violences et protéger les jeunes et rassurer les familles.

Pour une Police de Proximité à Epinay-sur-Seine

De plus, une présence quotidienne et durable de notre police nationale et municipale est plus que nécessaire. Je rappelle que notre police municipale est en sous-effectif et que notre police nationale n’a pas les capacités d’intervenir digne d’une police de la République (vétuste des locaux, manque de véhicules et de ressources humaines). Le dispositif de vidéosurveillance n’est malheureusement pas efficience et demande une importante maintenance du réseau.

Dans nos commissariats, il faut améliorer l’accueil et la protection des victimes. Aujourd’hui, ce suivi est inadapté à la vie quotidienne de notre population.

En outre, il faut le développement d’une politique visant à restaurer la loi et la sécurité en donnant une réponse systémique à tous les faits pénaux, aussi mineurs qu’ils soient en mettant en question l’ordre public. Il faut que la Ville d’Epinay-sur-Seine fasse entrer certains de ses quartiers en Zone de Sécurité Prioritaire (Orgemont par exemple) comme les villes voisines (Saint-Ouen, Saint-Denis, Sevran).

En effet, c’est l’idée est la suivante que tous les comportements incivils et délictueux mais aussi tous les signes physiques de dégradations détériorant la qualité de l’espace urbain doivent être rapidement réparés afin d’éviter que ne s’installer un sentiment d’abandon de cet espace qui conduirait à une spirale du déclin urbain. Nous sommes dans la continuité de la ligne « Bonnemaison » : prévention, répression et solidarité.

Réparation et Insertion

Il faut par ailleurs renforcer le développement des mesures alternatives aux poursuites pénales aux mineurs et primo-délinquants par la multiplication des travaux d’intérêts généraux.

Les collectivités territoriales, les services déconcentrés de l’État, les services de Police et de Justice doivent permettre de créer des lieux de réparation. Les associations et les citoyens doivent être au cœur du projet. Ce qui n’est pas le cas actuellement.

Également, nous avons des centres éducatifs fermés efficaces sur la ville pour les jeunes délinquants multirécidivistes. Les jeunes ont un véritable suivi psychologique, éducatif et social afin de réduire à zéro les chances de rechute. 

Pour finir comme dirait Jacques Chirac : « L’histoire nous enseigne qu’une civilisation, pour garder la maîtrise de son destin, doit se donner les moyens de sa sécurité ».