Arrêtez de m’appeler « Chinois » : non, le racisme anti-asiatique n’a rien de drôle

LE PLUS. Que ce soit aux Oscars ou à la “Nouvelle Star”, le racisme anti-asiatique est partout. Lee Djane, rappeur français d’origine cambodgienne, en a même fait une chanson “Ils m’appellent chinois”. Il nous explique pourquoi toutes ces remarques n’ont rien d’humoristique.

Édité et parrainé par Audrey Kucinskas

Je suis Sino – Cambodgien d’origine, né en France. Asiatique oui, Français oui. Mais je n’aime pas être qualifié de « Chinois ».

« Sale Chinois »

Pourtant, au collège, quand j’avais 16 ans, à la suite d’une bagarre avec l’un de mes camarades, qui m’avait d’ailleurs sacrément amoché, j’avais reçu cette insulte en plein visage lorsque j’étais à terre (en plus de ses crachats).

Pour moi, cette anecdote est très marquante et représente la facette brutale d’un racisme que peuvent vivre les Asiatiques dans ce pays.

Et elle n’est pas non plus ma seule anecdote.

A la base, je voulais être producteur ou bien agent artistique. Mais les différentes personnes dont je voulais m’occuper ne me prenait pas du tout au sérieux.

Le « Chinois », disaient certain d’entre eux, ça ne les intéressait pas d’être en relation avec moi.

Moi qui suis plutôt quelqu’un qui aime être dans l’ombre, cela m’a poussé à rapper. Il y a un an, j’ai donc sorti un titre, « Ils m’appellent chinois ».

La suite de l’interview est par ici : Lee Djane dans LE PLUS