Les-Jeudis-Arty

Source : toutelaculture.com

 

Salut à tous ! Comme je l’ai mentionné sur la page de La Minute Kulture (quoi, tu n’aimes toujours pas la page ?), j’ai participé avec Kevin (animateur de Select One Music, Syndrome 42) le jeudi 15 octobre aux Jeudis Arty et c’était génial.

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Voici un article pour TOUT vous expliquer : le concept, l’histoire des Jeudis Arty, ce qu’on a vu et ce qu’on en retient. Une super expérience qui, j’espère, vous donnera envie de participer à la prochaine édition, en février

Je sais, ça devait être de base une sorte de « micro-reportage », mais nous avons rencontré quelques soucis, et voici plutôt un article écrit. Cela ne change en rien mon enthousiasme à l’idée de vous faire découvrir l’univers des Jeudis Arty !

C’est parti …

 

Alors c’est quoi les Jeudis Arty ?

12179941_10208043633033843_264091428_nAprès deux succès en 2014, les Jeudis Arty sont revenus de pieds fermes en 2015 pour vous faire découvrir des galeries d’une façon différente et originale. C’est jeudi, dernière ligne droite avec le week-end… Quoi de mieux que de sortir ? Et pour une fois, laisse de côté les After Work et viens te balader dans des galeries d’art… la nuit ! L’événement Jeudis Arty, c’est de 18h à 22h des galeries d’art du Marais qui ouvrent leurs portes aux visiteurs afin de vous faire découvrir leur univers, et les expositions du moment.

Le Must ? Rencontrer les artistes qui sont très souvent sur place pour l’occasion !

 

 

Inspirés des First Thursdays à Londres150 galeries ouvrent jusqu’à 21h le premier jeudi du mois, concept qui existe également à Berlin, les Jeudis Arty ont la même préoccupation : l’ouverture des galeries à un plus large public et non seulement aux connaisseurs et aux habitués. Une véritable nocturne parisienne de l’art contemporain. Génial. Parce que oui, on peut s’amuser au sein d’une galerie, ou hors ses murs. La preuve, on en garde que des bons souvenirs !

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Source : Les Jeudis Arty sont sur instagram ! 

Qui est derrière tout ça ?

Les Jeudi Arty résulte avant tout du travail d’une super-nana Alice, qui est la fondatrice ET la présidente ! Elle est suivie par d’autres nanas mais aussi de deux garçons, sans compter les bénévoles, telles que les médiatrices qui mettent tout en œuvre pour vous faire passer une super soirée.

Je le répète, mais c’est quand même plus de 40 galeries par édition qui se prêtes au jeu, ce qui est plutôt une bonne nouvelle car ça vous laisse beaucoup plus de choix dans votre itinéraire.

 

Comment j’ai connu les Jeudi Arty ?

L’année dernière, en lisant un article. Le concept m’a tout de suite plu. A l’époque je tenais une émission culturelle à distance pour New VO Radio, n’étant pas en France. Je suis entrée en contact avec Alice qui était d’accord pour que je parle des Jeudis Arty dans une chronique. Du coup j’ai du attendre de rentrer pour enfin participer à une soirée, et je ne suis pas déçue !

 

Notre itinéraire

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Le plan des galeries était disponible dans le guide des Jeudis Arty !

 

 

 

 

Sur le site des Jeudis Arty, vous pouvez retrouver le programme avant chaque édition, histoire d’en connaître un peu plus sur les bons plans lors de la soirée. Un plan est même disponible. Avec Kevin, on a fait les galeries de la rue Chapon, il y en avait huit qui participaient, et ça nous a refait notre soirée.
Revenons un peu sur nos découvertes … 

924-19_21petiteLa porte qui ouvre sur une super petite cour où se cache la galerie …
Source : galerielinz.com

GALERIE LINZ

Episode 1 : un dialogue de sourds, entre français, allemand et anglais …

Pour commencer, le point de RDV c’était la Galerie Linz qui présentait ce soir-là une exposition de Sati Zech, Stravanzer.

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Source : satizech.de

Sati Zech, c’est une artiste allemande qui vit à Berlin qui se considère pas comme peintre, mais comme sculptrice ! Du coup la façon dont on comprend ses œuvres devient complètement différente. Ses matériaux sont le papier, le tissu et le cuir qu’elle superpose.

Stravanzer, le nom de son exposition, signifie « celui qui dans une société marche de côté », celui qui reconstruit à partir du chaos.

L’artiste étant sur place, j’ai pu lui poser quelques questions, notamment sur son œuvre bollernabeit n°19, dont je suis tombée folle amoureuse.

C’est ce qu’il y a de cool avec les Jeudis Arty, tu peux rencontrer l’artiste différemment et établir un dialogue. Je pense que c’est le plus important : communiquer avec l’artiste, savoir quelles sont les raisons qui l’ont poussé à réaliser telle ou telle œuvre.

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Du coup, avec mon anglais bizarre, les quelques notions de Kevin en allemand et surtout beaucoup de français, je suis quand même parvenue à comprendre le plus important. Cette œuvre n’est donc pas une peinture. C’est une grande sculpture, et les motifs qui se dégagent de l’œuvre semblent en apparence alignés alors que ce n’est pas le cas. Elle expliquait que ses motifs peuvent être perçus comme des montagnes, des seins, ou des sacs qu’on aurait trop bourrés jusqu’à l’explosion. Au milieu de cet ordre en apparence, règne en fait le désordre, et de ce dernier émane l’harmonie. Bah vous voyez, si elle ne m’avait pas expliqué ça comme ça, je ne l’aurais jamais vu par moi-même. Ce fut une super expérience.

Quelques autres de ses œuvres, disponibles sur son site 

 

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 Head, 2013, techniques mixtes, papier ;  Navire 3, 2012, gravure

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AVEC, 2010, techniques mixtes, papier

 

Concernant les Jeudis Arty : c’est la deuxième fois que la galerie y participe, la première fois ils avaient montés leur exposition d’urgence pour que tout soit prêt le Jour J !

 

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Source : artistikrezo.com

 

CLAUDINE PAPILLON

Episode 2 : La découverte d’un nouvel animal

Déjà j’aime bien le nom de la galerie, Claudine Papillon. Et j’y ai découvert des choses, disons, assez surprenantes ! L’artiste qui exposait à la galerie, Tatiana Wolska  est une artiste polonaise qui a remporté le grand prix du Salon de Montouge en 2014.

 

Depuis cette année elle investit le hall du Palais de Tokyo, réalisée spécialement pour cet espace.

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Source : tatianawolska.com

 

L’artiste travaille avec les matériaux, et notamment le bois et sculpte comme si elle dessinait. Par ses travaux, elle interroge le rapport de la production à l’exposition, fait renouer le sujet avec l’objet.

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Coucou on voit mon reflet !

 

 

 

 

Le résultat rend vraiment bien. Son exposition Mustacje est à voir et revoir.

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Sans titre, 2015 (bois et silicone)

Voilà l’œuvre qui m’a fasciné et devant laquelle je suis restée super longtemps en remettant la Vie avec un V majuscule en question (j’exagère un peu) :

 

Concernant les Jeudis Arty : une médiatrice Jeudi Arty était sur place, elle supervisai un des itinéraires proposés par les Jeudis Arty. On triche un peu, on se rapproche un peu et on se laisse bercer par ses explications …

 

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Episode 3 : L’Art ne tient qu’à un fil …

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Troisième galerie (on dirait un véritable marathon !) où on va avec Kevin pour y voir une exposition assez originale de Lise Stoufflet. Arrivée sur place, on est tombée non par sur l’artiste mais sur Rachel Marks artiste américaine qui, spécialement pour les Jeudis Arty a fait une performance où elle tente de s’approprier la langue française par le corps, ce dernier étant considéré comme le témoin du passage des mots. Intéressant.

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Source : lise-stoufflet.com

Revenons un peu sur les œuvres. Ce qui m’a le plus plu, outre les paysages qui semblent idylliques (comme les représentations de l’enfance et du jeu) ou cette omniprésence du bleu, ce sont vraiment les rubans qui « sortent » du cadre et qui prolongent le tableau, qui les fait même parfois communiquer. Des éléments que je considère comme un prolongement du tableau, et qui permet un dialogue entre la fiction et le réel. J’adore. Et puis, Permesse, c’est pas trop joli comme nom d’expo ?

3545392_origSource : lise-stoufflet.com

L’artiste, concernant ce procédé, a déclaré « J’aime quand l’irrationnel intègre d’une manière ou d’une autre le réel. »

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Source : moisdelaphoto-off.org

 

GALERIE VIRGINIE LOUVET

Episode 4 : Quand l’art s’enflamme…

 

Après ces jolis rubans, place au feu avec l’exposition Voir Naples et mourir ? de l’artiste Joo-Hee Yang, qui est talentueuse et vraiment très sympa.

 

C’est une sculptrice d’origine coréenne qui vit et travaille entre Marseille et Séoul, qui est finaliste de la Bourse Révélation Emerige (2014) et dont c’est la première exposition personnelle à Paris. Elle expose, dans cette galerie, les œuvres présentées lors de l’événement.

 

« Je suis née dans le béton sous la lumière du néon » voilà comment se décrit cette super artiste dont le talent m’a époustouflé. Ce fut une très belle découverte.

 

Kevin s’y connaissait un peu sur le sujet. La Corée du Sud est un pays en perpétuel changement « Tout se brule et tout se reconstruit » me dit-il, les chantiers, les grues dont partie du paysage.

La Corée du Sud, c’est aussi le pays des produits high-tech, de forte consommation et d’un certain processus de déshumanisation. Par ses travaux l’artiste revient sur toutes les caractéristiques de son pays et nous « offre » sa propre lecture, son propre point de vue.

C’est sa première exposition dans la Galerie Virginie Louvet (mais pas sa première en France)

Quelques unes de ses œuvres :

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Joohee Yang, Poker Face III, 2015, allumettes et vernis, 30 x 10,6 x 27,8 cm

Poker Face III, œuvre (qui fait partie d’une série) de 2015 faite avec des allumettes. Je la trouve sobre et poétique. Ce ne sont que des allumettes certes mais c’est ça qui fait son charme. L’allumette qui est d’ailleurs un objet de tous les jours mais qui est de plus en plus difficile à trouver en Corée, ce que l’artiste veut également dénoncer ici.

Pièce jointe 2Joo hee Yang, Le fond du tiroir, 2015, 40 boîtes d’allumettes, cendres

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Joo Hee Yang, Sans titre, 2015, Néons et parafines, Dimensions variables

 

Merci à Virginie et à sa galerie pour sa gentillesse et les photos

 

Concernant les Jeudi Arty : ils étaient bien d’accord avec moi quand je leur ai dis que le concept des Jeudis Arty était vraiment sympa ! & que, grâce à ça, j’avais pu rencontrer l’artiste, et elle était également contente de pouvoir échanger avec les visiteurs.

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Source : galeriezurcher.com

 

GALERIE ZÜRCHER

Episode 5 : « Le mec là-bas, on dirait grave l’oncle d’Harry Potter ! »

 

Après avoir longuement parlé avec l’artiste de l’exposition précédente, c’est avec rapidité qu’on décide de faire les dernières expositions qui nous manque. Très vite on se dirige vers l’univers de Marc Desgrandchamps dans son exposition Ombres blanches.

MD 1497 2005 200 x 450 cmSource : mam.paris.fr

 

Agé de 50 ans, l’artiste a déjà exposé au Centre Pompidou et au Musée des Arts Modernes (rien que ça !). Aussi, ses œuvres ont été acquises par des fondations privées en France et à l’étranger. Nous avons affaire à un artiste reconnu.

Peintre figuratif sous l’influence évidente des fondateurs de l’art moderne, l’artiste donne à ses tableaux une atmosphère assez inquiétante. L’histoire qui a l’air tout à fait ordinaire et réaliste ne l’est plus tant que ça lorsque l’artiste décide d’y intégrer des éléments inattendus, donnant alors un caractère surréaliste à l’œuvre.

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Sans titre, 2011, huile sur toile, diptyque, 200 x 300 cm – Musée d’Art moderne de la Ville de Paris (c) Le fotographe

Source : galeriezurcher.com

 

 

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Source : frenchiesinparis.over-blog.com

GALERIE LEBENSON

Dernière galerie qu’on a eu le temps de faire (sniff) où étaient exposés des œuvres d’Arnie.

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Il y avait également pour l’occasion des œuvres de d’autres artistes, telles que celle de l’artiste Felipe Pantone, alias PANT.

Cet artiste mélange typo et abstraction dans des graffitis psychédéliques. L’œuvre que je vous montre ici ne représente en rien son travail, mais il reste cher à cette galerie car ce fut l’un des premiers à y être exposés !

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(Voilà ce qu’il fait en général)

Source : bodypack.fr

 

Concernant les jeudis Arty : Deuxième fois qu’ils y participent, et ils ne comptent vraiment pas s’arrêter ! L’accrochage était fait exprès pour l’occasion.

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Autres galeries bien cools qu’on n’a pas eu le temps de faire

Galerie Fatiha Selam : on est arrivés juste après la fermeture et une femme faisait la danse du voile, trop déçue. « A Hot Mess » aurait été l’exposition dont je vous aurais parlé et également de l’artiste André Hemer, artiste germano-néo zélandais.

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Voici un aperçu de son travail, dont je suis tombée amoureuse
Source : andrehemer.com

 

Galerie Armel Soyer, galerie de design et d’arts décoratifs du 21e siècle participait également à l’événement http://www.armelsoyer.com/

Galerie Placido présentait une collection http://www.galerie-placido.com/presentation.php

 

Arty Party

Alors voilà on a fini notre itinéraire avec Kevin, on s’en est pris plein les yeux, et avant de rentrer chez nous on est partis à L’Arty Party, soirée organisée spécialement pour l’événement au Carreau du Temple, jusqu’à 1h du matin. Au programme Le corps comme activateur d’art numérique, des installations, des performances des happenings, bref de quoi prolonger la soirée qui pour l’instant se passe dans un faux pas.

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Kevin et moi on s’amuse beaucoup avec les installations

 

 

 

 

 

 

 

Le must ? L’ambiance de la soirée grâce à Lucie Curé et Thom qui se sont associés pour une ambiance sonore crée. Un mélange de minimalisme expérimental, de la voix lyrique et ensorcelante de Lucie et d’un violon !

 

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Photo piquée sur instagram

 

 

Les Bons plans :

– Le petit livret Les Jeudis Arty à imprimer ou mieux encore, à choper dans les galeries participantes : dedans vous trouverez des résumés des galeries, où sont les artistes et les vernissages, etc. Aussi, il y a un plan des galeries du Marais au cas où vous vous perdriez. Les Jeudis Arty pensent à tout !

– Autre bon plan : l’Arty Défi. En gros tu as trois défis à réaliser : le selfie arty où tu te prends en photo devant ton œuvre préférée, le 2e c’est la page Blanche, tu commences la phrase par les Jeudi arty c’est … et tu continues en disant ce que tu en penses et le troisième défi s’appelle Abstraction, où tu écris le nom d’une galerie que tu as visité de façon « artistique », bon pour celle-là faut avoir un minimum de compétence en dessin je vous l’accorde…

Si tu relèves l’un de ses trois défis, tu gagnes des cadeaux, et ça on aime tous les cadeaux !

12167289_10208021876329939_228716495_nDu coup, moi aussi j’ai participé, devant l’œuvre de Sati Zech bollernabeit n°19 (dont je vous ai parlé tout à l’heure), j’ai fait mon Arty Selfie !

 

Voilà un petit résumé de notre super soirée Jeudi Arty. Comme on était fauchés, ou du moins j’étais fauchée, on a fait l’itinéraire gratuit, mais d’autres itinéraires étaient proposés tels que L’art contemporain au Féminin ou encore une visite secrète d’une galerie… Le tout entre 13 et 26 euros, donc tarifs complètement abordables. Vous avez la possibilité, en plus des explications dans le petit livret et des questions qu’on peut poser directement sur l’artiste, d’avoir une médiatrice qui vous amène dans chaque galerie pour vous expliquer plus en détails l’œuvre de tel ou tel artiste.

Promis la prochaine fois, je fais un itinéraire payant et je vous en parle, et qui m’aime me suit !