Yvan alias Yvan Beats,   jeune étudiant  de 18 ans nous fait part de sa passion qu’il a depuis son plus jeune âge.  Avec des styles divers, allant du Rnbass, au Trap,  à la dancehall, mais aussi au cloudrap, il compte bien faire battre notre cœur au rythme de sa musique !

 

Qu’est-ce qui t’as poussé à te lancer dans la production instrumentale ?

Premièrement j’ai toujours écouté beaucoup de musique et cette musique là, moi je la vivais, je me plongeais dedans. Depuis tout petit, je me suis intéressé aux instruments mais, faute de moyens, je n’ai jamais pu m’inscrire dans des cours.

Quand j’ai découvert que n’importe qui possédant un PC pouvait faire de la musique, je n’ai pas hésité et je me suis lancé. C’est tout de suite devenu une passion, je ne pouvais pas m’arrêter. J’aurais pu prendre des cours de chant plus tard pour essayer d’être chanteur mais je voulais être celui qui est à la source même de la musique et de la production d’instrumentales (ou beatmaking).

 

 Tu travailles sur un projet actuellement ?

Oui bien sûr, je travaille pour mon groupe (des chanteurs vivant à Paris et dans l’Ain) sur deux projets différents, après cela relève de la confidentialité mais ce sont des projets assez conséquents pour un jeune beatmaker comme moi et ce, sans compter mes projets personnels (notamment des instrumentales que je mets en ligne sur les réseaux sociaux).

 

 Comment se passent tes enregistrements ? (Lieu, durée, travail en équipe)

On ne peut pas trop parler d’enregistrements, on utilise ce terme pour les chanteurs quand ils passent derrière le micro au studio. Moi je fais simplement des sessions de production chez moi (c’est là que démarre mon travail). Je me mets d’accord avec le chanteur sur le type d’instrumentale qu’il souhaite, sur tous les détails techniques et je me mets à composer principalement avec un séquenceur (un logiciel et un synthétiseur). Une fois que l’instrumentale est finie, j’aime bien accompagner les chanteurs de mon groupe dans leur sessions studio (à Paris et dans l’Ain puis bientôt à Genève), cela me permet de discuter avec l’ingénieur du son sur les détails à régler sur les instrumentales. Je dirais quand même que la majeure partie de mon travail s’effectue chez moi. En ce qui concerne le travail en équipe, on appelle ça une collaboration, je me mets d’accord avec le deuxième beatmaker sur ce qu’il veut faire, de quel domaine de l’instrumentale il veut se charger etc. et c’est parti !

 Penses-tu en faire ton métier ?

Oui bien sûr, ce serait un rêve ! Tout amateur de musique, qu’il soit beatmaker ou chanteur, adorerait faire de sa passion un métier.  Après nous c’est assez compliqué de se faire connaître et de devenir professionnel parce que le beatmaker, c’est celui qui travaille dans l’ombre du chanteur et qui n’est pas souvent connu de l’auditoire.

 

 Le téléchargement illégal, quel est ton avis sur le sujet ?

Tout dépend du type de téléchargement illégal, c’est sûr que tout le monde aime regarder des films et écouter de la musique gratuitement. Maintenant je trouve ça injuste,  faire de la musique que ce soit chanter ou composer, cela reste du travail ! Les gens ne se rendent pas compte de ce que ça coûte et du nombre d’heures que cela représente. C’est un travail conséquent, les artistes ont besoin de reconnaissance financière, ne serait-ce que pour le respect de leur travail.

 

Remix de DJ Khaled par Yvan Beats