Le changement climatique, c’est un sujet de plus en plus récurrent de nos jours. Depuis les accords de Paris en 2015, plus d’une centaine d’états se sont engagés sur le papier à réduire leurs émissions de CO² d’ici 2025 afin de tenter de refréner le réchauffement de la planète. On en parle d’autant plus ces derniers jours, puisque les Etats-Unis ont décidé de se retirer de l’accord. Or, ce pays est l’un des plus pollueurs au monde et se dispute le podium avec des pays en développement comme la Chine ou l’Inde. Pour changer des gaz qui sortent des pots d’échappement, je vous propose de parler un peu d’internet.

 

Ça pollue, internet ?

 

L’internet fait désormais partie intégrante de nos vies, et beaucoup ne pourraient s’imaginer passer une journée sans. Il est d’ailleurs tellement facile d’accès dans le monde occidental, toujours plus performant qu’on le prend souvent pour acquis sans vraiment se demander d’où tout ça peut bien venir. C’est si facile de se connecter aux réseaux sociaux, de partager des images avec le monde entier, d’envoyer des messages à des amis qui vivent au bout de la terre… mais tout cela nécessite beaucoup de matériel et d’équipement qui nécessitent d’être produits, entretenus, remplacés et ainsi de suite. En France, en Seine-Saint-Denis, on trouve par exemple les plus gros « datacenters » (centre de données) de l’Hexagone. On trouve dans ces centres moultes machines, câbles et autres produits technologiques qui ont pour rôle de stocker les données internet des Français, dont les emails.

 

Pourquoi est-ce important de trier ses mails ?

 

Il faut avouer que chez beaucoup de personnes, une boîte mail ressemble à un cimetière de mails jamais ouverts ni supprimés (parce que Mme Flemme est passée par là) et compte ainsi jusqu’à plusieurs centaines de messages non lus et oubliés (surtout les boîtes mails étudiantes, ne nous mentons pas). Aaaah les boîtes mails, ces jungles de newsletter qui avaient l’air super intéressantes le jour où on s’y est abonné mais qu’au final on a la flemme de lire tous les jours et on finit par se demander pourquoi on a un jour voulu s’infliger ça. Pourtant, bien que ces mails soient stockés dans votre boîte personnelle, ils le sont également dans un « datacenter ». Selon une étude menée par l’Agence de l’environnement et la maîtrise de l’énergie, l’envoi d’un mail à un destinataire produit 19 grammes de CO². Cela paraît bien sûr ridicule, mais prenez ce nombre et multipliez-le par le nombre de mails envoyés chaque jour, entre les spams et les photos envoyées à la famille, on cumule rapidement les mails envoyés/reçus. C’est pourquoi il est important de faire régulièrement le tri parmi ses mails : déjà parce que si on a 10.000 mails à trier on n’aura pas envie de le faire (on est tous humains), donc autant le faire une bonne fois pour toute puis régulièrement par la suite pour que cela ne soit pas trop chronophage. Désabonnez-vous des newsletters qui ont l’air cool mais que lisez au final pas (et pas de « ouiii mais un jour peut-être on sait jamais », vous et moi savions pertinemment que « on sait jamais » n’arrive jamais). Si vous avez l’intention d’envoyer plusieurs pièces jointes, pensez à les compresser au format .zip par exemple, cela prend beauuuucoup moins de place.