Hier c’était l’Autriche, demain la France ?

08-07-2013_autriche-fcv_chartee_web_copie_cle449de4Le 4 décembre 2016, en Autriche, lors du 2nd tour de l’élection présidentielle, le candidat écologiste Alexander Van der Bellen a vaincu largement (53,6%) le candidat d’extrême droite (FPÖ) Norbert Hofer. Nous avons eu une contestation du scrutin par le FPÖ en octobre.

L’extrême droite a eu un score important (46,4%) de cette droite extrême, populiste et xénophobe a réveillé les fantômes de  Jörg Haider. En 1999, son parti avait remporté avec 26,9% des voix aux élections législatives d’entrer pour sept ans au gouvernement avec le chancelier conservateur Wolfgang Schüssel (ÖVP, droite).

414f8yhffpl-_sx304_bo1204203200_Comme le souligne le journaliste Guy Konopnicki dans son livre « Le jour où Haider … », l’Autriche a un grand passé avec l’Allemagne nazie. Ce pays a fait des alliances avec les différents de pays autoritaire et fasciste d’Europe (l’Italie, la Flandre belge, la Grèce, le Portugal et l’Espagne). Ce que l’extrême droite autrichienne ne renie pas et valorise pour convaincre le peuple de voter pour eux.

Le FPÖ (extrême droite) a entrepris comme son cousin français le Front National un long travail de dédiabolisation sur ces idées racistes, xénophobes, réactionnaires, conservatrices, antisémites et l’image de leurs dirigeants historiques révisionnistes adeptes de la pureté de la race européenne blanc et catholique.

Ces différentes stratégies de l’extrême droite avec un contexte international et européen marqué par les crises identitaires, le terrorisme et l’afflux de migrants vers le continent européen notamment en Autriche (et en France dans une moindre mesure) fonctionnent sur les opinions publiques. Les citoyens sont beaucoup sensibles au discours de repli en soi et d’exclusion de l’autre (migrants, réfugiés, personne de couleur et/ou de religion différente).

Enfin, ce qui se passe en Autriche peut réellement se produire en France. A chaque élection, le parti de Marine Le Pen progresse non seulement sur le plan électoral mais aussi sur les idées xénophobes et racistes.

Face à l’ascension des populistes et des racistes partout en Europe, nous devons faire vivre les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité. Il faut un projet européen fort et concret sur l’éducation, les systèmes de protection sociale, sur l’insertion et l’emploi notamment des jeunes, la culture et la santé. Nous pouvons transcender les égoïsmes nationaux pour faire Europe.