Comme la plupart d’entre vous doivent le savoir, depuis quelques semaines le monde universitaire est en crise. En effet la réforme portant sur la sélection à l’entrée des études supérieures fait beaucoup de bruit, et nombre des étudiants sont contres. Pour se faire entendre des grèves et des blocus ont été organisés.

La France entière est concernée par ces mouvements, et les choses ont commencé par dégénérer à la Faculté de droit de Montpellier où des étudiants faisant blocus dans un amphithéâtre ont été sortis de force par des hommes cagoulés et fait plusieurs blessés.  Cet évènement en a choqué plus d’un et n’a fait que renforcer la motivation des étudiants et les grèves au travers du pays.

Bien évidemment Strasbourg est également concerné par ces grèves, et les étudiants ont différentes réactions par rapport à cela. J’ai pu rencontrer Lou, élève à la faculté de droit de Strasbourg « Vendredi, il y a deux semaines, alors que j’étais en cours l’alarme a sonné, je n’ai pas très bien compris pourquoi, après avoir pu retourner en cours on a fini par nous demander de quitter les lieux, la faculté fermait ses portes. C’est après sur un communiqué sur Facebook, que j’ai pu voir que l’ensemble du campus était fermé de vendredi à lundi. Ils ont expliqué que c’était pour la sécurité, mais certainement également pour éviter les blocus. La première chose à laquelle j’ai pensé pour ma part, c’était d’espérer que cette décision n’allait pas être prolongée durant la semaine, nous avons nos partiels dans quelques semaines, et cela aurait été un souci par rapport à nos cours. Il y a quelques semaines, les portent de la faculté ont été taguées, avec des signes anarchistes, et des insultes, je trouve que cela décrédibilise complètement les grévistes, bien que je suis conscient que cela ne les concernent pas tous».

Plusieurs personnes que j’ai pu rencontrer étaient de cet avis, des étudiants universitaires qui espéraient que cela n’allait pas prendre trop d’ampleur et paralyser les choses juste avant les partiels, ce qui les pénaliserai certainement.

Au contraire, d’autres personnes tel que Arthur étudiant à la faculté des sciences est totalement pour ce mouvement « vous savez, s’il y avait eu une sélection à l’université quand j’ai commencé mes études, je ne serais certainement pas où je suis, et pourtant aujourd’hui je suis en troisième année et tout va bien pour moi. Je pense que c’est une bonne chose que les jeunes se réunissent, et fassent entendre leur voix. J’ai entendu dire que des étudiants qui entendaient faire un blocus ont été sortis de façon disons musclée du palais universitaire par les CRS cette semaine. J’espère simplement qu’on en arrivera pas à ce qui s’est passé à Montpellier, je suis complètement contre les violences qui s’y y sont produites, il n’y a aucune bonne raison pour en arriver là. »

Comme vous pouvez le constater, les avis sont mitigés concernant la grève et les blocus, mais tout le monde est évidemment d’accord sur une chose, les violences ne devraient pas faire partis du processus.