On compte aujourd’hui un aliment sur trois produit sur la planète jeté ou perdu. Assez paradoxal quand 795 millions de personnes souffrent encore actuellement de la faim. Pour lutter contre cela, de nombreuses actions s’organisent. Un exemple: le mouvement Freegan né aux Etats Unis à la fin des années 1990.

 

LE FREEGANISME EN QUELQUES MOTS :

Freegan vient de « free » (gratuit) et « vegan » (végétalien).

Globalement le Freeganisme consiste en le fait de se nourrir à base de produits jetés, c’est-à-dire principalement les légumes récupérés à la fin des marchés ou bien la nourriture trouvée dans les poubelles.

MAIS être Freegan ce n’est pas seulement se nourrir à partir des bennes à ordure, c’est aussi adopter un mode de vie qui lutte contre l’idée selon laquelle on doit consommer plus, toujours plus et donc le Freeganisme se rapproche des mouvements écolo ou altermondialiste dans leurs idées en prônant la réduction des déchets, des besoins et de leurs impacts sur l’environnement.

 

http://discosoupe.org

POURQUOI DEVENIR FREEGAN ?

L’argument économique : on estime à 16 milliards d’euros la valeur commerciale des pertes et gaspillages (ADEME) en France.

La nourriture récupérée dans les poubelles, sur les marchés ou auprès des commerçant est destinée à être jetée et gratuite ! En bref : le moyen de faire une bonne action tout en sauvant son budget.

L’argument idéologique : Le principal argument reste l’argument idéologique, changer la façon de se nourrir pour changer le monde ! Volonté d’aboutir à un monde moins égoïste, plus respectueux de la nature et favorisant un esprit communautaire et d’échange avec les autres plutôt que la surconsommation.

 

 

 

LES ACTIONS CONCRÈTEMENT MISES EN PLACE :

Beaucoup de sites web permettent de se mettre en relation avec d’autres Freegan de sa région : trashwiki.org ; http://www.freegan.fr/; freegan.info  pour discuter et agir ensemble.

©Adeline Sire

 

A Paris un restaurant a même ouvert ses portes dans le 19ème arrondissement : le Freegan Pony, cuisinant des plats à partir d’invendus du marché de Rungis.

 

 

 

 

Néanmoins, de nombreuses actions individuelles sont déjà menées par bon nombre de citoyens qui ne sont pas Freegans mais qui ont des valeurs communes permettant de faire bouger les choses à leur niveau.

  •  Partout en France (et dans le monde): Disco Soupe organise de nombreuses actions en rapport avec la redistribution de nourriture et notamment la création de soupe à base de légumes qui étaient destinés à être jeté.
  • A Strasbourg: le collectif CLASH (Convergence des Luttes AntiSpécistes et Humaines) distribue des repas végétaliens à partir de fruits et légumes récupérés.
  • A Mulhouse : Le « magasin pour rien » a ouvert ses portes en 2009. Le concept est simple : on amène les objets dont on a plus l’utilité, ces objets seront redistribués gratuitement à ceux qui visitent le magasin. Ces magasins gratuits basés sur le don se développent de plus en plus et il en existe un peu partout en Europe. Beaucoup sont en Allemagne : les « Umsonstladen ».