Frédéric Durand, journaliste ouvrier de la gauche citoyenne dans la 1ère circonscription de Seine-Saint-Denis (Saint-Ouen, Saint-Denis Sud, Epinay-sur-Seine, L’Ile-Saint-Denis)

1- Pouvez-vous vous présenter ? D’où vient votre engagement ?

Je suis arrivée à Saint-Ouen il y a 9 ans pour y exercer la profession de journaliste. J’ai commencé à travailler très jeune. J’ai été pendant plus de 17 ans ouvrier agricole et manœuvre maçon, avant de reprendre des études à 32 ans et d’avoir un diplôme de Science-Po en poche.

C’est mon passé d’ouvrier, et le fait que j’ai grandi dans une famille très modeste immigrée d’Italie, qui ont enraciné en moi le besoin de lutter contre les injustices sociales.

Ce désir ne m’a plus quitté, parce que la souffrance sociale a laissé des traces profondes dans l’esprit de l’adolescent que j’étais alors. Je fais de la politique comme en fait un militant, sur le terrain, près des gens, pour aider celles et ceux qui en ont besoin.

Bien sûr c’est au sein d’une gauche qui refuse de renoncer devant le libéralisme que j’ai découvert et poursuivi mon engagement militant.

 Je crois que l’on peut transformer la société, la rendre plus humaine, plus juste, plus saine. Il est là le sens de mon combat.

2- Pourquoi vous présentez-vous à cette élection législative ? D’où est venu ce déclic ?

Je ne crois pas qu’on se présente à une élection parce que l’on a eu un déclic… Enfin, pour ce qui me concerne c’est le fruit d’un long processus partagé.

Nous avons monté un collectif large dans la première circonscription de Seine-Saint-Denis, qui a mis en place des ateliers législatifs, pour impliquer les habitants dans le destin politique que nous avons en commun. Enfin, lors d’une assemblée citoyenne où étaient présents près de 300 personnes, j’ai été désigné candidat.

Notre démarche vise deux choses : une méthode et un contenu. Redonner aux citoyens le goût de la politique, leur faire la démonstration qu’ils ont leur place et leur utilité dans un processus collectif. Mais aussi travailler à une transformation sociale qui permette un meilleur partage des richesses. Notre pays créé plus de 2000 Milliards d’euros de richesse par an et dans le même temps compte presque 9 millions de femmes, d’hommes et d’enfants qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. Inutile de chercher ailleurs le désarroi de nos populations. Et dans nos territoires nous sommes en première ligne.

Je veux être un député du peuple. Nous allons dès septembre mettre en place un conseil de circonscription, outre les débats qu’il proposera à la population sur les grandes questions nationales, il agira également pour décider de l’attribution de la réserve parlementaire (1,2 millions d’euros sur le dernier mandat de Bruno Le Roux), il contrôlera également l’utilisation de l’indemnité des frais de représentation (5700 euros par mois!).

Le seul moyen de « moraliser » la vie publique c’est d’abord de s’appliquer à soi-même des règles strictes quant à l’utilisation de l’argent public.

En définitive nous voulons transformer le mandat de député, pour en faire non plus un mandat individuel mais un mandat collectif. C’est cela un député du peuple.