Focus sur Khadija David, candidate sur la 9e circonscription des Français de l’Etranger

1- Pouvez-vous vous présenter ?

Khadija David, 35 ans marié maman d’une petite fille, j’ai été élevée en Seine Saint Denis. Je suis la cadette d’une famille de 7 enfants, de parents originaires du Maroc. Diplômée d’une école de commerce, j’ai débuté ma carrière professionnelle au sein de grandes entreprises qui m’ont donné l’occasion d’être dans l’échange permanent. Puis, l’envie de me sentir plus utile au profit des personnes défavorisées m’a motivée à intégrer la préfecture de Seine Saint Denis en tant que Déléguée du préfet, puis en tant que Directrice de la Politique de la Ville d’une commune de  70 000 Habitants. Mon travail consiste à l’émergence de projets visant la  réduction des inégalités sociales économiques et urbaines des quartiers prioritaires.

2- Est-ce votre première campagne ? Pourquoi vous vous êtes investie sur la 9e circonscription des Français de l’Etranger ?

C’est effectivement ma 1ere campagne électorale. J’ai souhaité m’investir sur cette circonscription car j’y ai de nombreuses attaches : familles, amis. Ils m’ont souvent fait part de leurs difficultés.Au quotidien, dans mon domaine professionnel je me bats pour l’égalité et l’équité dans les quartiers où vit une population aussi oubliée que celle des français établis à l’étranger. C’est dans ce cadre là que je me sens utile. Je sais que je peux mettre à profit mes compétences auprès de nos compatriotes oubliés, nous devons nous battre pour qu’ils ne soient plus mis de côté. Nous devons remettre du droit et de l’égalité dans cette circonscription conformément à notre devise. Loin des logiques partisanes n’ayant jamais été encartée politiquement, ma force réside dans ma volonté de ne servir que le bien commun.

3- Quels principaux thèmes de votre projet pour le vote des Français et Franco-Algériens vivant en Algérie ?

J’ai une série de propositions sur l’éducation, sur l’action sociale, sur la fiscalité, faciliter également lien entre l’administration et les français à l’étranger et sur l’aide au retour en France.

4- Comment sentez-vous la campagne présidentielle française? Pensez-vous qu’elle aura des répercussions en Algérie ?

C’est une élection très particulière où à 4 jours du premier tour, la moitié des français ne savent pas encore pour qui ils voteront. Nous assistons à une défiance très forte des citoyens vis à vis de la classe politique. Bien sur que l’élection française aura des répercussions non pas sur l’Algérie en tant que telle mais sur les relations franco-algériennes surtout si l’extrême accède au pouvoir. Les relations franco-algériennes se sont fortifiés notamment avec la signature de la déclaration d’Alger sur l’amitié et la coopération entre la France et l’Algérie le 19 décembre 2012. J’espère que le futur président de la République amplifiera nos relations.