Facebook est entré dans nos habitudes. Né en 2004 à l’université d’Harvard, aux Etats-Unis, il permet aux utilisateurs d’échanger avec leurs « amis » des photos, des statuts, des défis et des jeux. Aujourd’hui, ce réseau social compte plus de deux milliards d’utilisateurs. Même si vous n’y êtes pas inscrit, cette firme internationale possède déjà de nombreuses données sur vous.

Tout d’abord, il faut savoir que Facebook détient des informations sur ses utilisateurs, bien plus que ce qu’ils ont accepté de dévoiler. En effet, Facebook récupère, sauvegarde et analyse nos données. Les « j’aime » que les internautes laissent sur des pages sont analysés par le réseau, tout comme les selfies publiés. Le Wall Street Journal a dévoilé ce que pouvait dire une simple photo publiée. Ainsi, lorsque vous téléchargez un de vos selfies sur Facebook, cela permet au réseau de connaitre les affinités que vous avez avec vos propres amis Facebook, mais aussi de savoir où, quand et par quel appareil cette photo a été prise. Cela permet aussi de connaitre l’ID de votre téléphone (votre code), le niveau de batterie du téléphone, mais aussi la balise Wifi que vous utilisez. C’est flippant ? Et bien ce n’est pas terminé.

La semaine dernière, le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, a été interrogé par le congrès américain au sujet de la collecte des données personnelles des internautes. En effet, Facebook est capable de récolter des informations que les utilisateurs ne souhaitent pas forcément dévoiler, ainsi que de récupérer les contacts de leurs proches n’utilisant pas ce réseau social, grâce à l’importation des répertoires téléphoniques. Au-delà de ces données, Facebook récupère aussi les noms et surnoms, les photos de vos contacts et autres informations sur eux que vous auriez pu ajouter dans votre téléphone.

Si vous avez un doute, vous pouvez demander à Facebook de vous envoyer « une archive » des données et informations qu’il possède sur vous, à partir des paramètres de votre compte. Le test est assez surprenant : toutes vos photos, vos messages sont conservés, mais aussi les gifs que vous avez envoyés, les pokes, ou encore les événements auxquels vous avez participé et, effectivement, les numéros de téléphones de vos contacts.

Plus grave, toutes ces données sont vendues à d’autres entreprises de communication, de publicité ou pire de lobbying. Facebook est accusé d’avoir laissé une entreprise, Cambridge Analytica, récolter les données de 87 millions d’utilisateurs pour tenter d’influencer les élections américaines et le vote du Brexit.

Pour limiter cela, il y a quelques techniques : changer de navigateurs de recherche pour limiter les cookies (qui servent à suivre vos habitudes de navigations), limiter votre utilisation du réseau ou alors supprimer votre compte, c’est le plus efficace mais peut-être un peu radical. Quoique, Facebook possède déjà des informations sur vous…

Mark Zuckerberg a affirmé devant le congrès américain que « tout le monde mérite une protection de sa vie privée » et qu’une régulation d’internet s’impose, vu l’ampleur et l’importance qu’il prend dans notre quotidien. Il s’est engagé à renforcer la sécurité des données des utilisateurs, aussi vite que possible. Face au scandale, il s’est aussi excusé à plusieurs reprises.