Organisé en collaboration avec le Musée national Picasso de Paris, le Musée du Quai Branly a choisi de se pencher sur la grande interrogation qui plane au-dessus des œuvres de Pablo Picasso, à savoir les liens que l’artiste aurait entretenu avec les arts non-occidentaux. Bien qu’éludée par l’artiste lui-même, l’exposition revient sur son attachement et son respect pour ces arts.

Pablo Picasso dans son appartement entouré de ses objets de collection

A propos de l’exposition :

Organisée en deux parties, l’exposition révèle la relation existante entre les œuvres de Pablo Picasso et les arts d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques, bien que l’artiste ait toujours refusé son appartenance à l’art « extra-européen ».

Pourtant, et c’est ce que montre la première partie de l’exposition, la collection personnelle de l’artiste andalou, réunit chronologiquement et composée de textes, de photographies, de lettres et autres documents, montre l’attachement et « les intérêts et curiosités de l’artiste vis-à-vis de la création non-occidentale ».

Une seconde partie de l’exposition, qui s’appuie davantage sur une vision anthropologique de l’art, confronte des œuvres d’artistes non-occidentaux avec des œuvres de Picasso. Cette confrontation laisse entrevoir des similitudes frappantes qui nous poussent à repenser l’œuvre de l’artiste.
Composée de trois parties, « Archaïsme », « Métamorphose » et « Ça », le second mouvement de l’exposition répond aux interrogations développées autour de l’art de Picasso, à savoir celles de la sexualité, de la nudité, de la perte et des pulsions, exprimées par des « solutions plastiques parallèles » comme la déformation et la déstructuration des corps propres au peintre andalou.

Un regard nouveau de l’art-primitif :

A travers cette exposition, Picasso redéfinit les règles de l’art primitif. A priori considéré comme un art tribal, déstructuré et difforme, l’art primitif prend une profondeur presque philosophique, une réflexion sur les couches « profondes, intimes et fondatrices de l’humain ».

« Mes plus grandes émotions artistiques, je les ai ressenties lorsque m’apparut soudain la sublime beauté des sculptures exécutées par les artistes anonymes de l’Afrique. Ces ouvrages d’un religieux, passionné et rigoureusement logique, sont ceux que l’imagination humaine a produit de plus puissant et de plus beau. Je me hâte d’ajouter que cependant je déteste l’exotisme. »

Les Demoiselles d’Avignon, 1907

Détails de l’exposition :

Lieu : Musée du Quai Branly, Galerie jardin.

Dates : Du 28 mars au 23 juillet 2017

Tarifs : Plein tarif : 10 € / Tarif réduit : 7,00 €

Pour plus d’infos rendez-vous sur : http://www.quaibranly.fr