Le monde du travail qui nous attend se veut toujours plus ouvert et connecté. Dans cette optique, certaines écoles et universités proposent, afin de mieux préparer notre arrivée sur le marché de l’emploi, de suivre des cursus dis « multinationaux ».

Ces études permettent l’obtention de diplômes reconnus en France et à l’étranger. C’est  une réelle opportunité de côtoyer des étudiants de différentes origines, d’échanger et donc d’apprendre à leurs côtés.

Pour en témoigner, j’ai rencontré Patrick, étudiant allemand en 2ème année à l’Ecole Supérieure de Biotechnologies de Strasbourg (ESBS).

-X : Avant tout, pourrais-tu te présenter ?

-P : Je m’appelle Patrick, je viens de Fribourg et suis en 2ème année du diplôme d’ingénieur en biotechnologies à l’ESBS. Pour résumer, les biotechnologies utilisent des éléments du vivant (comme des bactéries) pour la fabrication industrielle de produits variés (médicaments, molécules chimiques).

Les champs d’applications sont nombreux (industrie chimique, agroalimentaire, pharmaceutique) et la demande de la part des entreprises et des équipes de recherche en matière d’ingénieur en biotechnologies est croissante.

-X : Pourquoi cette école ?

-P : L’ESBS, située sur le campus d’Illkirch de l’université de Strasbourg, est une des rares écoles qui propose un cursus permettant en 3 ans de devenir ingénieur en biotechnologies (BT), ainsi que des cursus de Master complétant le parcours BT. Mais je l’ai surtout demandé, après avoir obtenu mon Bachelor en biologie, car c’est une école tri-nationale.

Dans le cadre du cursus BT, l’université de Strasbourg est en partenariat avec celles de Bâle et de Fribourg. Le diplôme décroché en fin d’études est reconnu dans ces trois pays. Cela signifie aussi que les enseignements des 3 ans sont répartis sur les trois universités, et que l’on retrouve des étudiants français, suisses, allemands, voire d’autres origines, dans toutes les promotions.

Découvrir de nouvelles cultures et évoluer aux côtés d’étudiants d’autres horizons m’a grandement motivé à rejoindre l’école.

-X : Qu’est-ce que ça t’apporte au quotidien d’évoluer dans cet environnement multiculturel ?

-P : Déjà, cela m’oblige à perfectionner mon anglais mais surtout à apprendre et à parler français, car tous les cours ne sont pas dispensés en anglais. Ensuite, l’apport humain de ce cursus est gigantesque. Non seulement les cultures des étudiants divergent, mais leur façon de penser, de travailler et de gérer des projets varient aussi ! Cela conduit, lors de travaux de groupes, à des échanges et débats très intéressants, même si la passion des biotechnologies et d’autres domaines d’intérêt nous rassemblent.

L’école est assez petite, les gens sont donc accueillants et très chaleureux. C’est un peu comme une grande famille, tout le monde se connait de près ou de loin. Enfin, le diplôme tri-national est un avantage certain pour la recherche d’emploi, d’autant que pour l’obtenir on doit réaliser des stages à l’étranger et décrocher des certifications en langues.

-X : Un dernier mot pour ceux qui voudraient se lancer dans un cursus multinational ?

-P : Foncez, le jeu en vaut la chandelle, et vous en apprendrez plus aux côtés de personnes différentes, voire atypiques, que ce que vous ne croyez !