Les étudiants sont menés à mal ces derniers temps. Grâce à certaines lois adoptées ainsi que des problèmes de places, devenir étudiant est décidément de plus en plus difficile. Malgré les différentes mentions obtenues à leurs bacs, ou malgré leurs efforts fournis, 87 000 étudiants n’avaient toujours pas de réponses pour pouvoir intégrer les universités qu’ils avaient choisis, au point que 92 filières ont dû ajouter une liste d’attente. Ils avaient jusqu’au 19 juillet pour fournir une réponse, alors que le site admission post-bac était embouteillée.

Il y a quelques mois déjà, les troisièmes années de licence ont dû faire face à un coup dur de la part du gouvernement qui a décrété que les étudiants qui voulaient poursuivre en master seraient sélectionnés par leurs universités, laissant courir le risque à des dernières années de licences de se retrouver sans master pour l’année 2017/2018.

Puis il y a quelques jours, le gouvernement décida de baisser les APL, donnant encore moins d’argent aux étudiants qui sont pour la plupart déjà très limités financièrement. En effet être étudiant amène beaucoup de frais, notamment les livres, les divers outils demandés par les professeurs selon la filière, le logement, les courses, les abonnements pour les transports, les abonnements internet et j’en passe,  ce dont ces gens n’ont visiblement pas conscience. Nous sommes certes l’un des pays qui donne le plus d’aides, mais certaines aides, notamment celles pour les étudiants, ne devraient pas être touchées, et auraient en même temps sérieusement besoin d’un coup de balais.

Prenons un exemple évident : les bourses fournies par le CROUS. La plupart en ont besoin et ne touche pas assez, ou pas du tout. Pourtant même ceux qui n’ont soit disant pas le droit d’en avoir en auraient besoin. En effet, comme ils sont affiliés aux revenus des parents, certains n’en touchent pas car les parents gagneraient « trop ». Seulement pour la majorité des gens qui sont dans ce cas, ils ne veulent aucunement se faire aider par leurs parents car cela a un budget qui pourrait être trop conséquent pour leur famille. Ils vont donc faire des prêts étudiants, qui évidemment grimpent rapidement, puisque les frais de scolarité font déjà une certaine somme, sans compter le reste puisqu’en étant non boursier, les privilèges pour les transports sont à oublier.

Même ceux qui ont des bourses n’ont parfois pas assez pour pouvoir vivre. Il y a deux ans, on en a vu l’exemple dans une résidence étudiante à Triolo, ou l’on a retrouvé un étudiant mort de faim.

Même quand les étudiants ont encore la volonté d’y arriver en trouvant un travail, ils ne peuvent parfois pas pallier les deux, les faisant redoubler, ou bien souvent abandonner l’université pour travailler. En revanche, on trouve en première année une catégorie d’étudiants à part, qui sont de plus en plus nombreux hélas, qui apparaissent comme par magie aux partiels et qui sont absents tout au long de l’année scolaire. Attention, quand je dis qu’ils viennent aux partiels, c’est un bien grand mot puisqu’ils y restent une demie-heure, soit l’attente obligatoire, n’écrivant sur leurs copies que leurs noms, classe, puis « copie blanche » et une signature, et une fois l’heure arrivée, ils partent aussi vite que possible. Pourquoi viennent-ils ? Uniquement pour avoir les bourses. Et le pire, c’est qu’ils les ont. Parfois même ils ne viennent plus du tout à l’université et les ont jusqu’à la fin de l’année scolaire. Ces aides ne devraient être accordés qu’aux étudiants motivés, et pas à n’importe qui, comme ça, et en faisant ce gros tri, cela permettrait à certains d’y avoir accès, et d’autres d’augmenter leurs aides pour les pousser à faire des études dans le métier qu’ils veulent.

Les gens crient au scandale s’il y a une sélection à l’entrée de l’université, sans se rendre compte qu’il y en a déjà une qui se fait à cause d’un non intérêt réel pour les étudiants qui font face à l’incessante augmentation des prix et à la diminution des aides qu’on lui fournit.