Pouvoir illégitime ?

Un problème démocratique se pose avec l’exemple de notre ville. Comment peut-on gouverner avec tant de pouvoirs et une légitime populaire aussi faible ? L’État s’est bien déchargé de ses missions sur les collectivités. Nous avons constaté, en pleine période du Covid-19, que nos élus municipaux ont été aussi absents que l’État. 

Épinay-sur-Seine est une ville de plus de 60 000 habitants. Son maire, Hervé Chevreau a été élu au 1er tour le 15 mars dernier, à 67,27% sur un nombre d’électeurs inscrits de 25 701, soit… 5169 voix. 

Les acteurs locaux mobilisés pour l’intérêt général 

Heureusement pour nous (les habitants) dans cette crise que l’éducation a été sauvée par les enseignants et personnels ; que l’action sociale a été géré par les CCAS et les associations locales ; que la santé, a été assurée par nos soignants et salariés. Que même l’acheminement des produits de première nécessité et leur commercialisation que les employés de la grande distribution et une solidarité entre habitants, que nos petites entreprises, nos auto-entrepreneurs et nos emplois ont été maintenu en vie grâce à leur capacité exceptionnelle et au travail de nos instances déconcentrées et de nos collectivités locales (comme la Région, le département et Plaine Commune). 

Vers un séparatisme ?

C’est pourquoi, nous souhaitons que notre ville soit véritablement partenaire de l’État et de ses services déconcentrés plutôt que des supplétifs contraints d’agir dès que nous constatons des manques ou des retards car l’exemple le plus récents à l’incapacité pour la municipalité de gérer la rentrée scolaire dans les établissements du 1er degré. Ainsi, nous avons assisté nous parents d’élèves à des classes surchargées, des postes non pourvus, des fermetures de classes, de l’impréparation sur le protocole Covid-19 etc….

Les enseignants et personnels de l’Éducation nationale sont nos hussards de la République mais ils vivent dans l’incertitude et l’improvisation. Ils ont en face d’eux des élèves et des familles en grande précarité sociale ne pouvant assumer le coût des masques de protection et d’un point scolaire ce sont les grands oubliés des pouvoirs publics locaux. La crise sanitaire a aggravé la fracture éducative, sociale, territoriale et numérique ? Nos hussards ne peuvent pallier l’absence et les carences des services publics et de l’État représenté par le rectorat de Créteil pour la commune d’Épinay-sur-Seine.

Un nouveau chemin pour notre ville

Nous avons besoin d’objectifs commun, de faire en commun, de fédérer l’énergie citoyenne, associative et politique dans une ville qui est à la fois jeune et populaire de France, Nous avons une responsabilité particulière celle de renouer avec la promesse républicaine. Nous, citoyens, habitants d’une ville en perpétuelle mutation, nous refuserons d’accepter ce séparatisme et souhaitons vivre notre Épinay en commun pour que l’esprit bâtisseur de notre ville écologiste, humaniste et populaire revive !

Source : https://www.collectivites-locales.gouv.fr https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000030558997/ 

*Photo de #ShootbyAlma

Mariama Sané, Manela Vesaphong et Slimane Tirera de l’équipe des Fédérateurs