Entrevue : OLO

En une belle journée de février, nous avions rendez-vous avec NKH. C’est un artiste mêlant l’univers de la mode et de l’art pour nous amener dans un monde coloré !

 

via nkhpainting.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En combien de temps as-tu créé ta marque et depuis quand existe-elle ?

La marque existe depuis trois ans environ. La création de la marque s’est faite progressivement, le type de pièces également. Si l’on compare ce que je faisais il y a 3 ans et aujourd’hui ça n’a rien à voir, l’évolution est constante. Je fais des pièces toutes les semaines un peu près.

Sur ta page Instagram tu as écris « Artiste incompris qui fait de l’art sur tout ». Nkh est-ce une philosophie par son fonctionnement ou une idée de style ?

C’est un peu des deux, j’ai voulu jouer sur le fait qu’un artiste est une personne qui exprime sa créativité et n’a pas besoin forcément d’être compris. Je fais les choses comme je l’entends et comme je le sens. J’aime travailler sur différents supports. Les vêtements permettent de voir les œuvres de les partager, de les exposer et de les faire vivre. Une œuvre une fois accrochée à un mur, elle ne vit plus et il faut se déplacer pour la voir. Lorsque je fais un vêtement, l’œuvre sur le vêtement vit.

T’as une volonté de  casser les codes, tu avais écrit sur un de tes travaux Need Monet au lieu de Need Money

J’aime bien jouer sur l’univers mode et art. Monnet c’est un grand artiste, c’était marrant de jouer avec ces noms de grand courant artistiques et le côté moderne, un côté impertinent. C’est un petit clin d’œil.

Tu publies énormément de contenu sur Instagram, tu gères tout seul les réseaux sociaux ?

La plupart du temps je gère ça, j’essaye d’avoir une cohérence dans les publications. Pour la personne qui voit l’Instagram ou le Facebook, le but est qu’il se fasse une représentation sur l’univers de la marque. Les publications portent sur les produits et les événements. Je pense à délégué ce travail mais c’est moi qui suis le plus à même de savoir ce que je veux. Je délègue une partie du montage photos ou les actualités sur les mails.

Derrière cette création, tu veux que l’art bouge et soit accessible à tout le monde. Dès que tu finis un travail, tu l’exposes tout de suite ?

Pas spécialement, la plupart des pièces sont uniques. Chaque pièce est unique mais le modèle est numéroté, le modèle est en quelques exemplaires dans plusieurs boutiques. Il peut avoir un laps de temps, comme par exemple 1 mois, car je serais en train de faire une dizaine de pièces en même temps.

Quand t’as finis une pièce, tu la laisse un peu de côté et quelques jours après tu remets un œil dessus ou tout de suite après tu juges ?

C’est difficile à dire car les artistes vont toujours dire qu’un tableau n’est jamais fini. Quand je rends une pièce publique, j’ai tendance à ne voir que les défauts. Je pense que c’est bien de faire des pièces et les exposées tout de suite parce que sinon ça te torture l’esprit. Lorsque je compare une pièce récente avec une pièce que j’ai faite deux ans auparavant, je me dis qu’elle est horrible pourtant elle s’est très bien vendue. Tu t’améliores avec le temps donc vouloir faire des modifications c’est normal mais il n’y pas de fin. Lorsque le produit me plaît et il a une harmonie globale, je le mets en vente et en exposition.

J’ajoute beaucoup de détails et je m’attarde sur des petites choses où les personnes n’accordent pas une grande importance. Ce sont des petites choses qui ne servent à rien mais qui font toute la différence. A l’intérieur d’un vêtement tout est marqué à la main et c’est ce qui fait la différence. J’ai voulu que ce soit une œuvre d’art que tu portes.

J’ai lu que tu étais fan de Jackson (en réalité c’est Jackson Pollock), travailles-tu avec de la musique ?

Jackson ce n’est pas Michael Jackson, c’est Jackson Pollock (rires). Lorsqu’on voit mon travail beaucoup font une comparaison avec Pollock, parce que c’est lui qui a initié ce mouvement d’expressionisme abstrait, ces mouvements et jets de peintures. C’est une source d’inspiration avec d’autres artistes comme Wahrol, Basquiat ou encore des street artists comme Bansky. J’aime l’art contemporain, coloré, avec des messages, tu sais j’aime voir une œuvre où tu t’arrêtes et que ça te marque, que ça te surprenne. Aujourd’hui il y a tout qui est fait, moi mon but c’est de sortir de l’ordinaire et que ceux qui connaissent pas la marque se prennent tout de suite une claque. Ils ne savent plus où ils sont car ils voient quelque chose de novateur, de coloré, de neuf et frais.

Je mets de la musique quand je travaille, les influences sont diverses j’écoute de tout (Pop, Rap…).

As-tu une pièce favorite parmi tous tes travaux ou un moment de création que tu n’oublieras jamais ?

Il y a forcément des pièces que je préfère à d’autres mais tout ce que je crée, je le fais parce que j’aime chaque pièces. Je ne vais pas dans la direction de la personnalisation. Cela me dérange parce que si je n’aime pas particulièrement la pièce, j’ai l’impression de me vendre. Si une pièce je la conçois de telle façon, elle a une raison d’exister et la personne soit elle aime de cette façon soit elle n’aime pas. Toutes les pièces je les apprécie d’une certaine façon, concernant les effets cela va dépendre des moments. Parfois je veux quelque chose de plus classe un autre jour ce sera une création plus chargé, mais je veux que ce soit travaillé. Dans la collection je fais des produits plus simple et plus accessible. Car une personne qui va aimer ce visuel fort, il a besoin de commencer avec un produit intermédiaire, il pourra le porter facilement.

 

 

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