L’Energy observer est un catamaran « modifié » de 30 mètres de long, en effet celui-ci a perdu son mât et ses voiles. Mais alors comment peut-il avancer ? Grâce à un mix d’énergies propres, renouvelables et inépuisables : le vent, le soleil et l’hydrogène.

Ce bateau laboratoire autonome a été baptisé ce jeudi 6 juillet à Paris par notre Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, Nicolas Hulot. Celui-ci restera jusqu’au 16 juillet à Paris avant d’entamer un tour du monde « propre » de six ans afin de promouvoir ces énergies.

Une reconversion

Cette embarcation à vue le jour en 1983 au Canada, sa première vie était en tant que catamaran de course. Pour la petite histoire, avec ce bateau Peter Blake a remporté le Trophée Jules Vernes en 1994.

Pendant des décennies, il a fonctionné uniquement avec le vent grâce à son mât et sa voile mais son capitaine, Victorien Erussard veut « développer des solutions écologiques high-tech ». Après quatre années de travaux, de restructuration, en sort l’Energie Observer, un bateau de 30 mètres sur 13.

Aujourd’hui, ce catamaran laboratoire embarque un mix énergétique. Il utilise toujours le vent mais plus de mât, ni de voiles,  juste deux éoliennes de 6,50 mètres de hauteur en forme de spirales et une aile volante de 50 mètres. Il fonctionne aussi avec le soleil, grâce à 130€ m2 de panneaux photovoltaïques. Mais il est notamment le premier bateau capable de produire son propre hydrogène, à partir de l’eau de mer, et de l’utiliser ensuite pour ses voyages grâce à ses 8 réservoirs.

Que des énergies propres, renouvelables et inépuisables qui permettent une autonomie énergétique totale.

Une aventure de six ans

Energy Observer, mis à  l’eau en avril à Saint-Malo, entamera mi-juillet un tour du monde de six ans en autonomie complète. A la barre, Victorien Erussard, ancien coureur au large et officier de Marine marchande, et Jérome Delafosse, scaphandrier professionnel et réalisateur de documentaires, ils embarqueront avec eux huit équipiers pour promouvoir les énergies propres et inépuisables.

Le catamaran n’ira pas très vite, 15 noeuds, soit 28 € km/h, mais touchera quand même les cinq continents pour rencontrer des citoyens, des industriels et des décideurs. Ce tour du monde visera tant à améliorer les technologies embarquées à bord qu’à les montrer au plus grand nombre.

Une expédition ambitieuse parrainer par Nicolas Hulot et Florence Lambert, directrice du CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives).

Paris, la première des 101 étapes de ce tour du monde sans émissions de CO2.

Cent et une étapes sont prévues sur les cinq continents en six ans et ça commence par un tour de France cet été. A Paris, l’Energy Observer est à quai jusqu’au 15 juillet. Un village, à proximité du bateau, retrace le projet. Il est ouvert de 10h à 18h le week-end et de 12h à 18h en semaine.

Le bateau stationnera ensuite à Boulogne-sur-Mer, Cherbourg, Nantes et Bordeaux, avant l’Espagne, le Portugal et tous les autres océans.

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