Elodie Jauneau, une élue de Yerres au service de la 8e circonscription de l’Essonne

1- Pouvez-vous vous présenter ? D’où vient votre engagement ?

Elodie Jauneau, 38 ans. Conseillère municipale à Yerres. Docteure en Sciences Humaines. Collaboratrice parlementaire.

Après avoir activement participé à la webcampagne de François Hollande en 2012, j’ai décidé de rejoindre le Parti Socialiste. N°2 sur la liste aux municipales en 2014, j’ai décidé de poursuivre mon engagement pour défendre les valeurs de la gauche à échelle locale et départementale.

2- Pourquoi vous présentez-vous à cette élection législative ? D’où est venu ce déclic ?

Je connais bien Faten Ben Ahmed (candidate titulaire). Quand j’ai su qu’elle souhaitait se présenter aux élections législatives, j’étais ravie qu’une femme, de Vigneux-sur-Seine, une femme de terrain, engagée sur le plan associatif et très implantée localement, se porte candidate. Très rapidement, elle m’a demandé d’être sa suppléante et j’ai immédiatement accepté. Faten et moi partageons les mêmes préoccupations, plaçons la lutte pour l’égalité femmes/hommes, pour la justice sociale et pour le progrès pour tous, sur le même plan. La 8e circonscription de l’Essonne est incarnée depuis trop longtemps (20 ans!) par Nicolas Dupont-Aignan, un homme aux idées conservatrices, réactionnaires et désormais assimilées à celles du Front National. Ce n’est pas ce que sont nos territoires. Les 5 villes de la circonscription sont diverses et variées, ont un potentiel extraordinaire et nous ne pouvons nous résoudre à ce que la voix de leurs habitants soit portée par Nicolas Dupont-Aignan.

3- Élue à Yerres, comment les citoyens ont perçu le ralliement du candidat de Debout la France au Front national de Marine Le Pen ?

Ce ralliement a eu l’effet d’un séisme local. De nombreux électeurs de Nicolas Dupont-Aignan (soit aux municipales, soit aux législatives) se sont sentis trahis. Autant ils avaient pleinement conscience de la porosité des idées de Nicolas Dupont-Aignan avec celles du Front National, autant il était parvenu à entretenir localement une frontière entre les deux. Lorsque les digues sont tombées le jour de son ralliement, mon téléphone a sonné de toutes parts. J’ai été contactée par des Yerrois que je ne connaissais pas et qui étaient absolument scandalisés. Nombre d’entre eux m’ont immédiatement dit : « on a voté pour lui plusieurs fois pour lui, mais là ce n’est pas possible. On ne peut pas rester sans rien faire ». Et dans les minutes qui ont suivi, plusieurs SMS de Yerrois, non encartés politiquement, non élus, me sont parvenus, appelant à des rassemblements quotidiens et des manifestations dans les rues de Yerres.

Aujourd’hui, tous-tes veulent savoir quand aura lieu le prochain conseil municipal et tous-tes critiquent le silence assourdissant et l’absence de Nicolas Dupont-Aignan à Yerres.