Le 8 mars est la journée internationale des droits des femmes. On est bien d’accord, qu’il ne suffit pas d’une seule journée pour parler du statut de la femme. Cependant on va s’ arrêter un instant sur les chanteuses pop mondiales et le message qu’elles véhiculent .

Quand nous parlons de pop, nous ne parlons pas du style musical mais bien de leur popularité. Pour tout vous dire,  même si elles ont toutes la bonne volonté du monde, il est difficile d’y déceler le vrai du faux.  Un marketing féministe ? Cette mouvance a t-elle du clito ?

Liberté, égalité, Beyoncé… 

Au-delà du fait que je suis une fan de Beyoncé, la première personne qui me vient à l’esprit quand on parle de « Pop Féministe »,  c’est bien elle. Pourquoi d’ailleurs ? Alors leader du groupe Destiny’s Child composés entre autres de Kelly Rowland et Michelle Williams, ces drôles de dames ont interprétées une cascade de tubes et l’un des plus emblématiques : Independent Woman Part I. Célébrons ensemble sur un rythme r’n’b, l’indépendance financière, morale et physique et égalitaire de la femme.

« Always 50/50 in relationships  »

« Toujours 50/50 dans notre relation »

Au fil de sa carrière, elle affirmera de plus en plus son statut de femme et un discours plus marquant. Flawless tiré de l’album surprise « BEYONCE » est un tube avec une particularité encore jamais vu. Un couplet entier avec la voix rauque et charismatique de l’écrivaine nigériane Chimamanda Ngozi Adichie. Un manifeste sur sa définition du féminisme.

Chimamanda Ngozi Adichie  « Féministe : une personne qui croit à l’égalité sociale, politique et économique entre les sexes différents »

Paradoxalement sur le même album, le titre phare  « Drunk In Love »,  Beyoncé se laisse aller et même dominer sexuellement : « Bébé, j’ai besoin de toi. Ne détourne pas le regard de mon popotin » D’ailleurs l’écrivaine nigériane se mettra en retrait de la chanteuse et déclara que le féminisme de Beyoncé n’est pas le sien. Le problème alors est-il l’hyper-sexualisation du message ?

Cacher ce corps que je ne saurais voir… 

Dans l’imaginaire, il est difficile de transmettre un message en tenue légère. La femme combattante et contestataire doit être dans une femme de lettre avec un look bourgeois à la Simone de Beauvoir dans les années où  « Le Deuxième sexe » est paru, ou bien alors le poing levé d’Angela Davis

Et pourtant position lascive, twerk et body pailleté, la vision d’une féminisme change et pas pour le bonheur de tous.

Au commencement, Son altesse sérénissime Madonna, mère de toutes les chanteuses pop donne de sa voix et de son corps dans les années 80 à nos jours, une période post-révolution sexuelle qui sera déterminante.

De nos jours, sous la bannière du girl power, les artistes n’ont plus peur d’associer le coté féminin, sensuel et sexuel. Les Spice Girls ( les filles épicées, c’est drôle non ? )  sont la représentation la plus significative de l’utilisation du féminisme a des fins commerciales.

Ce mouvement de femmes de la pop musique est fait pour durer, car oui on peut la décrier, on peut ne pas être en accord, mais une chose est sûre. On en parle !

Pour aller plus loin, on peut citer également le titre de  Meghan Trainor – All About That Bass ou bien celui dAriana Grande Feat Nicki Minaj Side To Side 

Le lien entre ces drôles de dames : Personne ne doit te dicter un comportement ou un diktat !

Terminons par une citation de Madonna qui est à la fois contraire et sensée par rapport au sujet :

« Je ne suis pas une féministe mais une humaniste ! »