Dina Deffairi-Saissac, une écologiste audonienne dans la bataille dans la 1ère circonscription de Seine-Saint-Denis (Saint-Ouen, Epinay-sur-Seine, Saint-Denis Sud, L’Ile-Saint-Denis)

1- Pouvez-vous vous présenter ? D’où vient votre engagement ?

J’ai 38 ans je suis mère de trois enfants. J’ai grandi une partie de mon enfance à Saint Ouen et à Stains (au Clos Saint Lazare). Je suis issue d’une famille recomposée de cinq enfants.

Mon engagement vient de loin et au collège je n’hésitais pas à prendre la défense de mes camarades et l’injustice m’a toujours mise hors de moi.

Je suis parent élue depuis 2012, j’ai été déléguée d’entreprise et membre du comité d’entreprise dans la société où j’étais pendant 4 ans (les salariés m’ont élue à deux reprises malgré les pressions exercées à leur encontre, j’ai pu défendre l’intérêt général (c’est un peu le fil rouge de mon engagement).

J’ai rejoint une association audonienne d’échange un déclic en 2014, je suis proche du DAL (droit au logement depuis des années), j’ai des amis et des camarades de mes enfants au 17/19 Vallès concernés par le logement insalubre.

J’ai constaté en tant que citoyenne que les dernières élections municipales avaient manqué cruellement de fond. J’ai été atterrée de constater que la mairesse sortante ne faisait pas de bilan de sa mandature mais prenait de nouveaux engagements. Et la ville est passée à droite. Donc en 2014, en congé maternité une question s’est imposée est ce que je me sens représentée ? J’avais donc le choix entre me plaindre les politiciens sont ceci ou cela ou m’engager et militer pour que nos idées essaiment et avancent.

J’ai donc fait le choix D’Europe Ecologie les Verts, en toute logique. Il y a au sein de ce parti un côté visionnaire et une maîtrise du fond tout à fait remarquable. La militante que je suis se retrouve complètement dans les propositions de désenclavement de certains quartiers (Stains attend une prolongation de la ligne 13 depuis plus de 20 ans. Epinay et l’Ile Saint Denis ont vu leur accessibilité progresser considérablement avec l’arrivée du tram).

J’ai aussi rejoint une association de soutien scolaire et d’autoréparation. L’entrée à l’école de mon fils aîné et mon congé parental ont été un déclic. Je me suis engagée aussi après avoir vu les aliments qu’on donnait à manger à nos enfants dans les cantines du département, je vais militer pour qu’il y ait du bio (plus que du pain ou du fromage) et que nos enfants y apprennent à bien manger, c’est essentiel pour leur santé. La pomme et la pomme de terre sont deux aliments les plus saturés en pesticides.

Notre alimentation quotidienne contient plus de 150 pesticides (Fondation Hulot).

A cela s’ajoute les perturbateurs endocriniens qui détraquent notre santé et peuvent amener des cancers.

2- Pourquoi vous présentez-vous à cette élection législative ? D’où est venu ce déclic ?

Je me présente à l’Assemblée Nationale et ce pour plusieurs raisons :

  • Renouveler les députés avec des citoyens issus de la société civile
  • Féminiser cette assemblée et la rajeunir.
  • Proposer des lois qui vont dans le sens de l’intérêt général et surtout en lien avec le terrain et les souhaits et demandes des habitants. Mieux vivre en ville par exemple.

L’écologie est nécessaire et encore pour nous les plus en difficulté, notre air est saturé de particules, nous avons moins de 3 m2 d’espaces verts par habitants.

Les mères de famille ayant vécu et grandi ailleurs savent pour en avoir mangé tout leur vie ce qu’est une alimentation de qualité avec du goût. Le bio doit se démocratiser et devenir accessible pour tous. Un autre exemple d’inégalités le non remplacement des enseignants absents.

Un enfant du 93 aura à la fin de ses études cumulé une année d’enseignement en moins faute de remplacement.

Aujourd’hui peu d’élus font un bilan de mandature (avec leurs réussites mais aussi leurs échecs). Parfois le taux de présence à l’Hémicycle n’est pas à la hauteur. Et surtout un mandat de représentativité (comme celui du parent élu) sert à représenter les habitants. Et comment les représenter quand on ne sollicite pas l’avis des citoyens, des habitants de nos quartiers ?

Chez EELV, chacun à sa chance, et je me dis que si moi maman en congé parental, sans moyens peut faire campagne sans fonds personnels, c’est une excellente façon d’inciter le citoyen à s’investir et à s’intéresser à la chose politique.

Enfin les employés et les ouvriers représentent 50% de la population active mais seulement 3% des députés… 

Ya pas comme un souci ? Et puis homme ou femme politique ne devrait pas être un métier, Il est nécessaire de légiférer et pour obliger à avoir un seul et unique mandat (interdiction du cumul), limité aussi dans le nombre (deux maximum), diminuer le salaire de base d’un député, supprimer la réserve parlementaire, diminuer le salaire en cas d’absence (comme un salarié), imposer son salaire comme l’ensemble des français.